Le mercredi 10 juillet 2019 à 17h, en la veille de la solennité de saint Benoît, juste avant les premières vêpres solennelles, nous avons accueilli avec joie Guillaume Decazes qui a fait sa promesse d'oblature.

Ci-dessous, vous trouverez le mot du Père Abbé prononcé à cette occasion ainsi que le mot de remerciement de Guillaume Decazes.

 

Guillaume Decazes, juste après sa promesse, entouré de son épouse (à droite) et de sa soeur (à gauche)

Promesse d’oblature de Guillaume Decazes

le mercredi 10 juillet 2019 à 17 h

 

Cher Monsieur Guillaume Decazes,

Du peu que nous nous connaissons alors même que vous êtes un proche de notre Abbaye depuis quelques années, j’ai toujours ressenti en vous un homme discret, paisible et silencieux, peu enclin à la parole. J’aurais pu dire également généreux.

Ce qui me fait dire que vous devez être un homme qui savez écouter, qui, dès le plus jeune âge, avez su répondre à l’appel de Dieu, notamment grâce à votre sœur, oblate elle-même d’une Communauté bénédictine, appel qui, il y a quelques années, vous a conduit jusqu’ici.

Ecouter, comme nous venons de l’entendre dans le Prologue, semble être une notion assez difficile à vivre pour nos contemporains, moines inclus !

Pourquoi saint Benoît a-t-il pensé à ce mot pour débuter la Sainte Règle qui nous aide, particulièrement, nous moines et oblats à vivre, à aimer en justice et en vérité et à nous sanctifier toute notre vie, grâce à Dieu ?

Certainement parce qu’au VIe siècle, entre autres, plus encore qu’en notre temps, la Parole de Dieu avait du sens dans la vie, non seulement dans celle de ceux qui franchissaient la porte d’un monastère mais également dans la vie des habitants du monde, là où le Christianisme rayonnait.

‘Ecoute’ sous-entend que l’on sait se taire, rester silencieux comme Jésus, la Parole vivante nous le montre et nous y incite comme nous pouvons le lire dans les Evangiles lorsqu’il se met par exemple à l’écart, seul, pour prier et écouter son Père.

Ecouter, c’est être en relation avec un autre, l’Autre avec un grand A, avant tout, avant de pouvoir l’être les uns avec les autres.

C’est avant tout dans l’écoute de la Parole Divine, la Parole d’un Autre, mais quel Autre, notre Créateur et Sauveur que nos Paroles et nos actes, que notre approche du monde et de ses habitants, de nous-même également peuvent être reçus, acceptés et porter beaucoup de fruits pour la Gloire de Dieu.

« Seuls vous ne pouvez rien faire » nous dit Jésus. Combien sont seuls aujourd’hui et ne connaissent plus ce qu’est le vrai silence, ce qu’est la Parole qui vient de plus loin que nous ? Nous avons du pain sur la planche si vous me permettez l’expression mais quel ‘Pain’ de vie nous est donné chaque jour ?

Il y a tant de références à l’écoute de la Parole et à des paroles de Prophètes, de saints dans la Bible tout comme dans la Règle de Saint Benoît que nous connaissons par cœur ou presque, Paroles si éclairantes, si riches, si belles, si humbles, autant de signes pour nos vies que je ne peux résister ; permettez-moi de vous en citer quelques-unes:

« Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur Un. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Dt 6,4-9).

« La Parole est tout près de toi, elle est sur ta bouche et dans ton cœur et dans tes mains pour la faire » (Dt 30,14).

« Dieu, mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute » (Is 50,4-9a).

« Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer ; pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses, prêtez l’oreille, venez à moi, écoutez et vous vivrez » (Is 55,1-11).

« Il est écrit : ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt, 4,1-11).

« Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc » (Mt7,24-27).

« Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère » (Mt 18,15-18).

« Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon Ta Parole » (Lc 1,26-38).

« C’est le souffle qui fait vivre, la chair ne sert de rien ; les Paroles que je vous ai dites sont Souffle et Vie » (Jn 6,63).

« Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples. Alors, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendre libres » (Jn 8,31-32).

« Qui m’aime gardera ma Parole et mon Père l’aimera et nous viendrons à Lui et nous ferons demeure chez lui ». (Jn14,23-26).

Et une petite dernière tirée d’une Hymne de Saint Ephrem :

« Accueillons la Parole semée dans nos oreilles et que l’œil de notre cœur soit pur. Savourons en nous la Parole et cueillons la lumière dans la Paume de nos mains » (Hymne d’Ephrem)

Vous l’aurez compris, tout est inscrit de nos vies, de la manière dont nous devons nous comporter pour plaire à Dieu, lui rendre grâce pour tous les dons qu’il nous fait, pour vivre et être heureux tous ensemble, nous sanctifier dans l’attente de la Rencontre.

Le terme ‘Ecouter’, de par ce qu’il représente, est déjà tout un programme : je peux vous assurer que si pouvez écouter, méditer, ruminer, savourer la Parole de Dieu chaque matin, chaque jour de votre vie, votre vie d’oblat bénédictin n’en sera que plus belle et plus accomplie ; je prie pour cela.

Avec l’intercession de saint Martin, de saint Benoît bien sûr, de la Vierge Marie aussi, de celle des frères de la Communauté, des frères et sœurs oblats présents et tous ceux qui ne peuvent pas être des nôtres ce soir, soyez le bienvenu dans votre Maison, la Maison de Dieu. Belle route à vous et à votre famille avec vous puisque vous êtes, avec votre épouse, l’heureux Père de quatre enfants. Amen !

Père Christophe Bettwy, Abbé de Ligugé

 

Remerciements

Mot de Guillaume Decazes lors de sa promesse d’oblature

le 10 juillet 2019

Lorsque le monastère des bénédictines du Mesnil-Saint-Loup, de la congrégation du Mont Olivet (Olivetains) a fermé il y a plus de trois ans ma sœur qui y est oblate m’a dit: « Pense à Ligugé c’est peut-être là que le Seigneur t’attend ».

Je suis venu ici il y a trois ans, je n’ai pas été accueilli comme un gyrovague.

Depuis 40 ans, du temps où les frères de Fontgombault, notamment Dom Courault, m’ont aidé à passer mon bac à aujourd’hui, j’ai visité et aimé un grand nombre de monastères bénédictins en France et au Burkina Faso. Mais c’est ici que j’ai trouvé la communauté qui me convient, au Poitevin que je suis.

Je remercie mes Pères spirituels qui m’ont accompagné depuis plus de 40 ans : le Frère Hetzler et le Frère Dominique Dye dominicain, Mère Thibault, du Mesnil, Frère Bernard, Frère Christophe Marie, Carme Déchaux, Père Olivier de Cagny, Père Emmanuel Coquet…

Je remercie la communauté des Frères de Ligugé en particulier le maître des oblats Frère Joël, le Frère hôtelier Marie-Laurent ainsi que le Frère économe Joseph-Marie pour leur disponibilité et leur bienveillance.

Depuis un an où j’ai fait démarrer mon entrée en oblature je n’ai eu de cesse de sentir la présence bienveillante et priante des Frères et des oblats.

Je mesure la chance d’avoir trouvé ici une communauté enracinée depuis saint Martin, il y a plus de 1600 en dans la prière et qui m’aide à vivre au quotidien dans ma vie de chrétien, d’entrepreneurs, de mari, de père ; avec la devise résumant la pensée de notre Père saint Benoît : ora et labora.

Enfin je remercie ma femme qui m’a accompagné par sa présence discrète à ce jour tant attendu.

Merci à tous

DEO GRATIAS !

Guillaume Decazes

 

Les journées de l’oblature se sont déroulées les 3-4 et 5 mai 2019. Comme d’habitude, il y a eu d’abord le vendredi 3 mai à 16h une réunion informelle où nous avons échangé librement sur des sujets divers puis le samedi 4 mai, à 10h30 et à 16h, nous avons continué l’étude la Règle de saint Benoît à partir du chapitre 39 jusqu'au chapitre 44. Le dimanche 5 mai, vers 11h45, il y a eu encore un entretien peu après la messe. Plusieurs  oblats n'ont pas pu venir pour diverses raisons notamment pour des soucis de santé mais nous étions cependant une bonne vingtaine et nous avons bien prié pour les absents surtout pour les malades.

Dimanche 28 avril 2019

Le dimanche 28 avril 2019 qui est, en l'octave de Pâques, le dimanche de la Divine Miséricorde, Marie-Renée et André Boisseau ont fait leur promesse d'oblature à 9h peu avant la messe conventuelle de 10h. Il y avait une nombreuse assistance pour les entourer : membres de leur famille, amis et oblats étaient présents. La cérémonie d'oblature est toute simple et "familiale" et cependant toujours empreinte d'une grande ferveur. Merci à Marie-Renée et à André pour leur beau témoignage de foi, leur engagement en de nombreux domaines et leur fidèle amitié !

Abbaye Saint-Martin de Ligugé. Promesse d'oblature d'André et Marie-Renée Boisseau

Abbaye Saint-Martin de Ligugé. Promesse d'oblature d'André et Marie-Renée Boisseau

Abbaye Saint-Martin de Ligugé. Promesse d'oblature d'André et Marie-Renée Boisseau

Mot du Père Abbé lors de la promesse d'oblature

 

La paix soit avec vous chers amis. La paix du Ressuscité ! Jour de fête et de joie.

C’est vraiment une joie toute pascale de vous accueillir aujourd’hui dans l’oblature, tous les deux ensemble. Je ne sais pas si cela s’est déjà produit, en couple. C’est beau ! Il les envoie deux par deux, de par Dieu, pourrait-on dire…

Comme vous le savez, nous fêtons ce matin le 2e Dimanche de Pâques, appelé également Dimanche in Albis qui rappelle tous les catéchumènes vêtus de blanc depuis la nuit de leur baptême puisqu’ils étaient ainsi vêtus dans l’église qui les accueillait .

Ce dimanche porte également le nom de Quasi Modo en lien avec l’Introït du Jour que nous chanterons tout à l’heure: Quasi Modo Geniti Infantes : « Comme des Enfants Nouveau-Nés, désirez ardemment le lait spirituel » ; vous êtes un peu ces enfants-là ce matin.

C’est aussi le Jour où nous écoutons le récit de l’incrédule Apôtre Thomas qui, après avoir pu toucher Jésus, le reconnaît enfin comme Sauveur mais également son Père comme notre Dieu.

C’est enfin le dimanche de la fête de la Divine Miséricorde, depuis la canonisation de Sœur Faustine Kowalska par Saint Jean-Paul II en l’an 2000.

Dieu sait si nous avons besoin en ces temps qui sont les derniers, de la miséricorde de Dieu, pour notre Eglise, pour le monde et de la vivre entre nous si nous voulons être des chrétiens crédibles.

Vous pouvez donc en cette heure compter sur la prière de tous ces saints, de nous-même bien sûr et de la miséricorde de Dieu.

Si l’on regarde de plus près le texte de l’Evangile selon saint Jean (Jn 20,19-31) - vous avez certainement, comme chaque samedi pu méditer ce texte avec notre frère Antoine-Frédéric et aurez appris beaucoup - ce qui nous frappe, entre autres, c’est l’insistance avec laquelle Jésus, par trois fois, annonce à tous la paix. Cette paix si chère à saint Benoît, que Dieu nous offre en cette heure.

Dieu sait également ô combien nous cherchons tous à vivre en paix, la paix qui vient de Dieu. Cette insistance est assurément un encouragement qui vous est, nous est adressé de la part de Dieu.

Comme oblats bénédictins, ce sera l’une des plus importantes œuvres de charité que d’annoncer la paix autour de vous, la vivre pleinement entre vous, avec tous, dans l’humilité si chère à notre saint Père Benoît. La paix est essentielle pour vivre heureux mais pas si facile à vivre que nous vivions en couple, en communauté.

Et nous voyons bien, pour en revenir à notre Evangile, que les avis sont toujours partagés alors même que les disciples vivaient avec Jésus. Nous aimons bien, à moins que cela nous irrite un peu, ce comportement de Thomas qui ne se fie pas aux paroles de ses frères sur la Résurrection présumée de Jésus. Il veut voir, il veut toucher, il s’entête comme nous le ferions peut-être, comme nous voudrions tant de fois nous aussi aujourd’hui avoir des signes tangibles de la présence du Ressuscité parmi nous, alors même qu’il semble parfois si éloigné de ce que vit le monde, de ce que nous vivons.

Aujourd’hui, le Christ Ressuscité nous apparaît si clairement dans sa Parole, si nous prenons le temps de l’écouter, par son Corps et son Sang dans l’eucharistie et tous les sacrements, chaque fois que nous nous réunissons ensemble en son Nom, chaque fois que nous rencontrons des frères et sœurs en humanité, plus encore quand ils sont pauvres, démunis, sans rien. Il est là au milieu de nous, il nous donne sa paix et sa miséricorde pour que fassions de même, que nous la vivions entre nous, que nous la donnions à tous. Votre engagement ce matin va vous conduire inéluctablement à cela plus encore qu’auparavant.

Aller de rencontres en rencontres avec le Christ, soutenus par une communauté de frères qui essaient chaque jour de suivre la Règle et le charisme de leur saint Patron dans la paix.

Dieu aidant, par votre engagement ce matin, vous acceptez, par Lui, avec Lui et en Lui, de marcher sur ses traces, assurés qu’Il sera toujours là pour vous conduire jusqu’à la mort puis la vie.

Son amour est à ce prix. Ce que nous avons vécu tout au long de cette Semaine Sainte jusqu’au saint Jour de Pâques dit l’amour que Dieu a pour chacun d’entre nous, plus particulièrement pour vous qui faites aujourd’hui, un pas de plus vers Lui, un passage, une Pâque, pourrait-on dire.

Dieu est Amour, c’est une grâce qui nous est faite de pouvoir Le suivre avec vous désormais comme oblats de notre communauté. Merci de nous rejoindre et de rejoindre la belle famille des oblats. Dieu aime tous ses liens qui nous rapprochent, nous rassemblent, nous unissent.

Un amour aussi grand, aussi profond, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous saisit toujours par la main et nous soutient, nous relève, nous guide. Deo gratias, ALLELUIA ! Soyez chez vous, dans la maison du Seigneur Ressuscité. Soyez heureux, soyez assurés de l’intercession de la communauté pour vous, votre famille, l’intercession de saint Martin et de saint Benoît. Amen !

Père Abbé dom Christophe Bettwy

 

Merci !

Merci Père Abbé d’accueillir en ce dimanche notre promesse d’oblature. Nous voici donc membre d’une nouvelle famille.

Merci Père Maître des oblats pour votre accompagnement depuis 18 mois. Accompagnement qui va se poursuivre.

Merci Frère Antoine-Frédéric pour les enseignements bibliques de chaque samedi, enseignements qui nous font avancer dans l’intelligence de la foi.

Merci à la communauté monastique avec laquelle nous sommes en union et communion de prière.

Merci à nos enfants Benoît, Isabelle, Etienne et Christine et à notre petit-fils Lucas (notre trésor ici présent). Nous pensons également à notre fille Gabrielle et à son mari Xavier ainsi qu’à nos petites-filles Mégane et Sarah qui n’ont pas pu venir.

Merci à la grande famille des oblats avec laquelle nous vivons une grande fraternité.

Merci à vous tous Amis, venus de tout près ou de beaucoup plus loin.

Merci à vous tous d’être témoins de notre engagement.

André et Marie-René Boisseau

 

Le mardi 1er janvier 2019, en la solennité de Marie, Mère de Dieu, le Dr Jean Chrétien a fait son entrée dans l'oblature à 16h, peu avant les Vêpres de 16h30. Il était entouré de son épouse Brigitte, de Corneille leur protégé, de quelques oblats, amis, soeurs de La Puye et moines de Ligugé. Belle manière de commencer l'année !

 

 

Photo prise à Poitiers en juin 2018, six mois avant l'entrée en oblature du Docteur Jean Chrétien. On le voit ici entouré de son épouse Brigitte, de Corneille leur protégé togolais et de Soeur Anne-Marie, soeur de La Puye.

Le samedi 8 décembre 2018, en la solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, à l'issue de la messe de 8h30, Maître Pierre-Olivier Callaud et son épouse Marie-Ange ont fait leur entrée dans l'oblature à 9h45.

Abbaye Saint-Martin de Ligugé

Abbaye Saint-Martin de Ligugé

Abbaye Saint-Martin de Ligugé

 

Les 23, 24 et 25 novembre 2018, nous avons eu les journées de l'oblature avec une petite trentaine de participants. Le vendredi 23 novembre, nous avons échangé sur différents sujets et le lendemain samedi 24 novembre, nous avons continué la lecture commentée de la Règle de saint Benoît aux chapitres 35, 36 et 37 puis, le dimanche 25, nous avons étudié le chapitre 38 sur "le lecteur de semaine".

 

Le samedi 24 novembre à l'issue de la conférence de 16h, les oblats ont été conviés à l'exposition organisée par notre calligraphe Jane Sullivan qui a fini son beau travail de copiste. Le psautier est maintenant intégralement calligraphié et orné et une souscription est ouverte en vue de l'édition. Ce sera un très beau livre d'art.

               

C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de David Beaufrère (43 ans), né en 1975, entré dans l'oblature de Ligugé le 1er février 2015, ayant prononcé sa promesse le 14 février 2016. Il est décédé le mercredi soir 14 novembre 2018. La messe des funérailles a été célébrée le mercredi 21 novembre 2018 à 10h30 en l'église de Le Pont-Chrétien-Chabenet (Indre) et l'enterrement a eu lieu au cimetière de Thénay. Nous assurons sa famille, particulièrement son père, sa marraine, et tous ses amis, surtout Didier et Marie-Pierre Bléron, de notre soutien dans une même prière. David devait nous rejoindre à Ligugé le vendredi 23 novembre pour les journées de l'oblature.

 

 

Pour la solennité de la Toussaint, le jeudi 1er novembre 2018 à 16h, nous avons eu la joie d'accueillir dans l'oblature Mademoiselle Cindy Baillargeau, notre jeune aveugle, étudiante en histoire et assidue à beaucoup de nos offices. Elle était accompagnée, comme à l'accoutumée, par Monsieur Pierre Jules, ami bénévole qui lui est si dévoué. Une trentaine de personnes l'entouraient pour la cérémonie.

Cindy Baillargeau lors de son accueil dans l'oblature de Ligugé à la Toussaint

Le samedi 13 octobre 2018, Madame Lolette Willemin a fait sa promesse d'oblature à 17h peu avant les premières vêpres du dimanche. Cérémonie toute simple mais très émouvante.

 

Le souvenir du P. Charles Carreer était bien présent parmi nous, lui qui a accompagné de nombreuses années Madame Lolette Willemin.

Madame Lolette Willemin et le Père Abbé

La charte est déposée sur l'autel

La charte a été déposée sur l'autel

Samedi 22 septembre 2018 :

 

Décès du P. Charles Carreer, de l'abbaye Saint-Maurice et Saint-Maur de Clervaux, au Luxembourg. Certains le connaissaient bien car il avait été pendant 20 ans aumônier des bénédictines de Maumont et était revenu à Clervaux en 2012. Né le 18 mars 1930, il avait fait profession le 28 décembre 1950 et avait été ordonné prêtre le 22 septembre 2018. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 25 septembre. Nous le portons dans notre prière.

En la fête de saint Jean-Chrysostome, veille de la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, ont eu lieu à Ligugé deux promesses d'oblature.

 

Le jeudi 13 septembre 2018 à 17h peu avant les vêpres de 18h, ont été reçus pour leur promesse d'oblature le Père Gaby Arcangelo Biagioni et le Père Jacques Poidevineau. Une bonne trentaine de personnes, oblats ou amis, les entouraient. Tous deux, très émus comme nous tous d'ailleurs, ont donné un beau témoignage de leur foi et de leur engagement dans l'oblature. 

Extrait de la Lettre aux oblats n° 14 :

 

 

 

L’oblature bénédictine, hier et aujourd’hui

 

par le P. Joël Letellier

 

         Qu’est-ce qu’un oblat ?

 

       Il arrive qu’une personne séjournant au monastère comme hôte me questionne sur l’oblature. Soit parce qu’elle sait un peu ce que l’oblature signifie et qu’elle se sente attirée soit parce qu’elle a rencontré tel ou tel oblat ou encore parce qu’elle a assisté ou entendu parler d’un accueil dans l’oblature ou d’une promesse d’oblat et qu’elle voudrait savoir ce qu’une telle démarche signifie.

 

       Que ce soit donc par désir personnel, par attrait, ou bien pour une simple information, les questions sont à peu près les mêmes : « Qu’est-ce qu’un oblat ? Qu’est-ce que l’oblature ? Tout le monde peut-il être oblat ? A quoi s’engage-t-on lorsqu’on est oblat ? Faut-il habiter près du monastère pour être oblat ? Faut-il y venir fréquemment ? Doit-on réciter tous les offices du bréviaire ? N’y a-t-il que des hommes et des femmes seules ou aussi des couples ? Combien y a-t-il d’oblats ? L’oblat est-il toujours attaché à un monastère particulier ou à l’Ordre monastique en général ? ». Autant d’interrogations qui m’obligent à répondre du mieux possible et de façon simple.

 

         Parfois aussi, voyant un hôte du monastère ou quelqu’un qui vient de temps en temps participer à nos offices, homme ou femme, qui s’approche des sacrements, qui manifeste une vie intérieure et qui voudrait approfondir sa vie spirituelle, il m’arrive de parler de l’oblature en suggérant que peut-être cet engagement pourrait correspondre à sa quête spirituelle. Et, là, j’entends quelque fois la question : « Je ne suis pas à la hauteur d’un tel engagement, je ne suis pas digne d’être oblat ».

 

De l’oblat enfant à l’oblat adulte

 

         Oblat vient du latin oblatus qui signifie ‘offert’ et ‘oblation’ traduit le terme « oblatio ». Le chapitre 59 de la Règle de saint Benoît s’intitule : « De filiis nobilium aut pauperum qui offeruntur, Des fils de notables ou de pauvres qui sont offerts ». Il s’agissait en ce temps-là, pour un père fortuné ou pauvre,  de placer son enfant dans un monastère, de le confier aux moines pour l’offrir ainsi à Dieu : « offerit filium suum Deo in monasterio ». La Règle précise : « Si c’est un jeune enfant, ses parents rédigeront eux-mêmes la demande écrite dont nous avons parlé. (…). Ils envelopperont cette demande et la main de l’enfant, avec l’offrande (cum oblatione), dans la nappe de l’autel, et ils l’offriront ainsi » (RB 59, 2). L’offrande dont il est ici question est le pain et le vin pour l’eucharistie. Quoiqu’il en soit de cette coutume qui avait donc cours au VIe siècle et qui a perduré encore un certain temps durant le moyen-âge, coutume qui peut nous étonner aujourd’hui mais qu’il faut regarder sans faire d’anachronisme, ce qu’il convient de remarquer c’est surtout le lien entre la personne offerte et l’offrande eucharistique.

 

         De nos jours, les oblats sont des adultes, des fidèles hommes ou femmes, mariés ou non, jeunes ou moins jeunes, qui désirent vivre leur vie chrétienne en s’inspirant au mieux de la Règle de saint Benoît, en transposant ce qui doit être transposé, pour qu’elle imprègne tous les actes de leur vie, leur prière comme leur travail, leur vie familiale ou professionnelle. Ces personnes, pour une raison ou pour une autre, sont venues au monastère et y reviennent parce qu’elles y trouvent une liturgie qui leur plaît, un cadre apaisant, un moine à qui se confier, un lieu de silence ou de partage où il fait bon venir pour reprendre souffle, pour y puiser des forces neuves.

 

         Or, dans sa « Règle des moines (Regula monachorum) », saint Benoît ne parle pas d’oblats en ce sens mais simplement des hôtes en général (cf. RB 53) qui doivent être accueillis comme le Christ en personne (tamquam Christus), hôtes et pèlerins, riches ou pauvres, qui ne manquent jamais au monastère (hospites qui numquam desunt monasterio), qui surviennent souvent à des heures incertaines (incertis horis supervenientes) et pour lesquels un moine, chargé de les recevoir, doit s’empresser de garnir les lits en nombre suffisant (lecti strati sufficienter) afin que la maison de Dieu soit administrée par des gens sages (domus Dei a sapientibus et sapienter administretur).

 

Un premier oblat bénédictin mentionné par saint Grégoire le Grand ?

 

         Parmi ces hôtes, il y en a certainement qui revenaient périodiquement et qui, à chaque fois, ne manquaient pas d’y puiser de bons conseils spirituels. C’est ce qui fait penser que peut-être se trouve là l’origine d’une démarche qui, liée à un engagement spirituel personnel, peut ressembler à l’oblature actuelle. Laissons s’exprimer ici, Mère Thérèse, abbesse de Notre-Dame-du-Pré à Valmont :

 

         « Il y a, dans les Dialogues de saint Grégoire le Grand[1], un petit récit qui pourrait retenir notre attention, au chapitre 13, sur le frère du moine Valentinien. Il s’agit d’un laïc qui fait visite à son frère, le moine Valentinien. Il est tout de suite qualifié de « religiosus », homme religieux, on pourrait traduire « pieux », les traductions varient : « qui aime à prier », homme de prière. Quelqu’un qui ne vit pas au monastère, mais pour qui la prière est importante.

 

Il vient régulièrement, une fois par an, pour visiter son frère, mais aussi pour rencontrer le Père Abbé Benoît. Il vient « percipere », cueillir, la prière du « serviteur de Dieu », « demander la prière du vénérable Benoît », et nous le voyons à la fin du récit, recevoir conseil, pardon et bénédiction.

 

Sa démarche est vraiment spirituelle : il vient à jeun (quatre fois dans le texte). Apparemment, il vient comme un pèlerin, il demeure en silence ; c’est l’ « alter viator » qui rompt le silence pour le tenter. Nous connaissons les raisons de ces marches en silence : laisser du temps à la réflexion et à la prière, fuir les bruits, les facilités et tentations du monde. Nous avons, en creux, symboliquement, les tentations : le bien-être dans le pré, la source, le lieu agréable, le repos, la halte bienfaisante,… la facilité !

 

C’est une démarche régulière, « tous les ans », qui indique la nécessité de s’arrêter, d’avoir un accompagnement spirituel ; ici, grâce à la clairvoyance spirituelle du Père Abbé qui le remet sur le droit chemin, il pourra repartir vivre dans le monde, renouvelé dans sa disposition de vivre toujours plus attaché au Seigneur… Il semblerait que là est l’ancêtre de l’oblat ! Depuis, la vie en oblature s’étant élargie aux dimensions du monde, elle s’est institutionnalisée… mais les grandes lignes demeurent.

 

Une personne laïque, désirant vivre sa vie chrétienne le plus intensément possible dans la vie ordinaire, ayant rencontré Benoît, comprenant que c’est pour elle le chemin de vraie vie, demande à s’affilier à un monastère bénédictin.

 

L’oblat devient membre d’une famille monastique : l’oblat s’intègre à la communauté par la promesse, sa « profession » ; les moines sont ses frères, même s’il ne les connaît pas tous personnellement ; l’Abbé devient en quelque sorte, son Père spirituel ; il députe un « maître des oblats », « père spirituel ».

 

L’oblat vient, régulièrement, dans son monastère, pour se ressourcer, dynamiser ses énergies spirituelles, rencontrer un père (ou une mère) spirituel(le) qui lui permette de confronter sa vie au miroir de la Règle de saint Benoît, de tenir le cap dans la vie bien difficile aujourd’hui. Cependant les oblats ne vivent pas « en moine » (…) Ils vivent la spiritualité de saint Benoît, dans le monde ; ils offrent au monde, qui perd de plus en plus ses repères, qui perd « le sens » parce qu’il court en tous sens, ils offrent au monde les grandes valeurs monastiques, dans leur vie familiale, professionnelle, humanitaire, etc. Chacun vit, selon ses possibilités, la prière, la pauvreté, le silence, le témoignage chrétien, sans ostentation. »[2]

 

Ne rien préférer à l’amour du Christ

 

Les oblats en quelque sorte s’inspirent de ce qui se vit au monastère pour vivre leur propre vie de chrétiens, de baptisés. Ils puisent aux mêmes sources des Ecritures et de la Tradition, vivent les temps liturgiques au même rythme, reçoivent les mêmes conseils spirituels et les mêmes sacrements. Comme eux, ils veulent « ne rien avoir de plus cher que le Christ, Christo omnino nihil praeponant » (RB 72, 11 ; cf. 4, 21) mais ils doivent transposer pour leur propre vie ce que saint Benoît demande pour ses moines. Ainsi par exemple, si l’oblat est marié, a des enfants et exerce une profession, son premier devoir pour aimer vraiment le Christ et le servir avec amour est d’aimer encore plus son conjoint, ses enfants et d’exercer son métier du mieux possible. L’amour que l’on doit déployer pour suivre le Christ ne rentre pas en concurrence avec ce qu’exige notre situation familiale ou notre devoir d’état, il ne fait pas nombre et n’occulte pas nos obligations conjugales ou professionnelles, bien au contraire car tout est placé sous le regard de Dieu et se trouve dynamisé de l’intérieur.

 

Parmi les oblats, certains essaient dans leur propre vie de pratiquer ce que les moines pratiquent, à savoir un temps notable de prière, de lectio divina, de silence et de relations fraternelles ; d’autres sont davantage poussés à faire ce que les moines ne peuvent pas faire, c’est-à-dire à s’engager dans les institutions de la société en mettant leurs compétences au service du bien commun, leur charisme au service des autres par des actions solidaires comme le Secours catholique ou divers organismes caritatifs. Les oblats peuvent ainsi être comme le bras étendu de la communauté monastique et, en retour, bien-sûr les frères prient pour que les oblats soient forts, là où le Seigneur les a placés. Il y a une réelle ‘communion des saints’ qui peut et doit s’exercer visiblement sans doute mais surtout d’une manière cachée, voilée, invisible, mystique pourrait-on dire.

 

Quelques éléments bibliographiques

 

Dernièrement vient d’être édité un petit livre du Père Guy Frénod, maitre des oblats de Solesmes, qui s’intitule « Manuel des oblats »[3]. Je vous le recommande car on y trouve toutes choses qui intéressent au premier chef les oblats. On y trouve notamment les « Statuts des oblats séculiers de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes » qui peuvent servir de cadre et de référence – mutatis mutandis – pour les oblats des autres monastères de la Congrégation de Solesmes à laquelle appartient l’abbaye de Ligugé.

 

De nombreux livrets ont déjà été publiés au cours du siècle dernier soit pour faire connaître l’oblature, soit pour en donner quelques éléments de recherche historique, soit pour nourrir la piété des oblats eux-mêmes[4]. Par ailleurs la Lettre de Ligugé qui, à l’origine, était une petite lettre de quatre pages adressées aux oblats, et qui s’est largement amplifiée et diffusée depuis, a consacré plusieurs articles ou études concernant l’oblature[5].

 

En ce qui concerne la Règle de saint Benoît et ses commentaires, de nombreuses éditions existent qui vont des petits formats de poche très pratiques aux éditions bilingues avec des index appropriés et, pour les commentaires eux-mêmes, il en existe des anciens et des récents qui peuvent combler le cœur de chacun[6]. Tout en sachant que le but n’est pas d’avoir une culture uniquement livresque mais de se laisser façonner par le cœur de Dieu et de se livrer à l’amour avec un esprit réceptif et oblatif !

 

P. Joël Letellier

 


 

[1] Grégoire le Grand, Dialogues, t. 2 (Sources Chrétiennes 260) Cerf, 1979, p. 176-177 ; Grégoire Le Grand, Vie et miracles du bienheureux saint Benoît, Les éditions de La Source, 1952, p. 70-72 ; Grégoire le Grand, Dialogues, Téqui, 1978 ; cf. Sofia Boesch Gajano, Grégoire le Grand. Hagiographie. Les « Dialogues », Cerf, 2008.

[2] Mère Thérèse, Abbesse de Valmont, « Conférence à l’occasion d’une réunion de l’oblature », le 2 octobre 2011, dans La Lettre du SOB (Secrétariat des Oblatures Bénédictines) n° 29 (2011) p. 8-9.

[3] Père Guy Frénod, Manuel des oblats de l’abbaye de Solesmes, Solesmes, 2014, 137 p. 10 €.

[4] Manuel des oblats de saint Benoît, Au monastère de Notre-Dame-de-Belloc, Urt, 1884 ; Dom Prosper Guéranger, L’Eglise ou la société de la louange divine. Les oblats séculiers de l’Ordre de Saint-Benoît, Tours (Mame) 1910, réimpr. en 1940 ; Dom Besse, Les oblats de saint Benoît, Paris, 1916 ; Les oblats de saint Benoît. Leur esprit, les prières à leur usage, Paris, Monastère des Bénédictines de Saint-Louis-du-Temple, 1918 ; Dom Paul Chauvin, L’oblature dans l’Ordre de Saint-Benoît (Six conférences données à Saint-Benoît-sur-Loire les 7-8 et 9 juillet 1921), Paris, 1921 ; Manuel de dévotion à l’usage des oblats séculiers de l’Ordre de Saint Benoît publié par un religieux bénédictin, Abbaye de Maredsous, 1922 ; Abbé M.-P. Deroux, Les origines de l’oblature bénédictine (étude historique), Les éditions de la Revue Mabillon, 1927, Abbaye Saint-Martin de Ligugé ; Dom Jean Guilmard, Les oblats séculiers dans la famille de saint Benoît, Solesmes, 1975 ; Esther de Waal, La voie du chrétien dans le monde. A la poursuite de Dieu selon la Règle de saint Benoît, Cerf, 1986.

[5] La Lettre de Ligugé a commencé en janvier-février 1947 sous le titre Lettre aux oblats de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé avec un mot d’accueil de dom Jean Géhard : « On nous demande périodiquement et de divers côtés la création d’un trait d’union entre le monastère et les oblats. Cela nous touche. Aussi nous voudrions essayer cette année de vous joindre pour vous aider très simplement dans votre vie chrétienne. (…) Le projet serait de commencer par envoyer quatre pages tous les deux mois… ». Notons que le n° 339 de janvier 2012 est consacré à l’oblature. Outre l’éditorial du Frère L.-J. Bord, « Oblature(s) ? » (p. 3-4), deux articles sur l’oblature : L.-J. Bord, « L’histoire contrastée de l’oblature », p. 5-13 ; P. Armand Veilleux, (Scourmont), « Participation des laïcs au charisme cistercien », p. 14-26 ; un texte normatif de deux pages récapitule l’esprit de l’oblature, les conditions de l’engagement et l’entrée en oblature : « Les oblats séculiers dans la famille monastique de Solesmes », p. 27-28. Depuis 1888, date d’inscription du premier oblat sur le registre de Ligugé, il y a eu un millier de noms qui ont suivi. On sait que K.-J. Huysmans et Paul Claudel ont été oblats de Ligugé.

[6] Georges-Abel Simon, La Règle de saint Benoît commentée pour les oblats de son Ordre et pour les fidèles vivant dans le siècle, 1937² et. 1947, ouvrage que j’ai réédité sous le titre La Règle de saint Benoît commentée pour les oblats et les amis des monastères, Editions de Fontenelle, 1982 ; Dom Paul Delatte, Commentaire sur la Règle de saint Benoît, (nouvelle édition), Solesmes, 1985 (1ère édition en 1913) ; B. Rollin, Vivre aujourd’hui la Règle de saint Benoît. Un commentaire de la Règle (coll. « Vie monastique 16) Bellefontaine, 1983 ; Benoît est vivant, par et pour des laïcs d’aujourd’hui (commission animée par le P. Georges Saget, moine de Clervaux), Abbaye de la Rochette, 1984 ; Dom Guillaume Jedrzejczak, Sur un chemin de liberté. Commentaire de la Règle de saint Benoît jour après jour, Anne Sigier, 2006.