Le Studium Théologique Inter-Monastères (STIM) a maintenant plus de vingt ans d'existence. Il a été fondé en 1998 à la demande des Pères Abbés bénédictins et cisterciens et j'ai eu le bonheur de devoir le mettre en oeuvre, de le lancer et de le diriger pendant quinze ans, ayant organisé plus de soixante-dix sessions durant cette période. Il continue maintenant avec d'autres pilotes, toujours en lien avec le Centre Sèvres et s'adresse aux moines et moniales en formation. Plus de 250 étudiants religieux ont déjà suivi cette filière qui peut conduire, avec le STIM-Bac, jusqu'au diplôme du bacalauréat canonique en théologie délivré par le Centre Sèvres.

 

C'est le P. Bruno Demoures, cistercien de l'abbaye de Tamié, qui m'a succédé comme directeur du STIM (Cycle commun) stim.fbruno.tm@gmail.com .

Du 15 au 20 octobre 2018, une rencontre des Anciens du STIM a été organisée chez les Bénédictines de Bayeux avec l'intervention de Madame Elena Lasida, de Madame Nathalie Nabert et de Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, sur le thème :

 

« Comment dire le Christ à notre monde actuel par notre vie monastique ? » 

 

"Cette année 2018 marque les vingt ans de la création du STIM (Studium Théologique Inter-Monastères). Moniales et moines, anciens étudiants de la première promotion, il nous tient à cœur de souligner cet anniversaire et de lui donner une signification particulière.

 

Dans sa Constitution Apostolique « Vultum Dei Quaerere », le Pape François rappelle avec force que « le grand défi pour chaque consacré et consacrée est la capacité de continuer à chercher Dieu avec les yeux de la foi dans un monde qui ignore sa présence »[1]. Il insiste également sur la nécessité de « devenir des exégèses vivantes de la Parole de Dieu »[2]."

 

Les organisateurs de la première promotion

Sr Anne (Bouzy-la-Forêt)

Sr. Marie-Pierre (Bayeux)

P. Marie-Bruno (Acey)

 



[1]    Constitution Apostolique Vultum Dei Quaerere, ( 29 juin 2016) § 2.

[2]    Ibid.

 

 

Elena Lasida à Bayeux

Sr Marie-Pierre, Mgr. Boulanger, Nathalie Nabert à Bayeux

Elena Lasida à Bayeux

Nathalie Nabert à Bayeux

Nathalie Nabert à Bayeux

Mgr Boulanger et Nathalie Nabert à Bayeux

Archives du STIM

Abbaye de Bellefontaine en 2002

Abbaye d'En Calcat en 2004

Abbaye d'Echourgnac en 2007

2012 09 17 Session du STIM à l'abbaye cistercienne de La Coudre à Laval
Interview du P. Joël Letellier sur le STIM par Radio Fidélité Mayenne

Monastère de Bayeux en 2003

Monastère de Dourgne en 2004

Abbaye de Bellefontaine en 2002

 

STIM ...

Studium Théologique

Inter-Monastères

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Cycle commun

 

 

 

                                                                                                                        Le 22 mai 2010

 

 

 

Programme des trois années

 

La révélation de Dieu et de l’homme en Jésus-Christ

 

Session propédeutique

 

Méthodologie et articulation théologique

Père Joël Letellier, o.s.b. (8 heures)

 

Chronologie d’histoire de l’Eglise

Frère Jean-Louis Verstrepen, o.s.b. (12 heures)

 

 

Première année : Jésus, le Christ.

 

Nouveau Testament. «Le Christ, accomplissement des Ecritures» 

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1998-99 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

 

Dieu Trinité et le Mystère du Christ

Père Bernard Sesboüé, s.j. et Père François-Marie Humann, o. praem. (40 heures)

 (anciens professeurs pour les années 1998-1999 :

Père Jean-Pierre Batut (dioc.) ; 2001-2008 ; P. Gérard Le Stang, dioc.)

 

 

Perspectives sur l’histoire de la philosophie.

M. Bernard Obellianne (25 heures)

(anciens professeurs pour les années 1998-99 et 2001-02 :

Père Robert Jordens ; 2004-05 : P. Hubert Jacobs,s.j.)

 

 

Métaphysique : réflexion sur l’Etre (l’un, le vrai, le beau, le bien).

Père Paul Favraux, s.j. (14 heures)

(ancien professeur pour les années 1998-99, 2001-02 et 2004-05 : Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Deuxième année : L’homme en quête de Dieu

 

Ancien Testament. Le peuple de Dieu et l’histoire du Salut.

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1999-2000 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

Théologie fondamentale : «La crédibilité de la Révélation de Dieu en Jésus-Christ»

Père Paul Favraux, s.j. (26 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03, 2005-06, 2008-09 :

Père Joseph-Marie Verlinde)

 

Théodicée : Connaissance philosophique de Dieu.

Père Paul Favraux, s.j. (10 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03 et 2005-06 :

Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Histoire des religions et Histoire du Salut.

Père Alain Feuvrier, s.j. (12 heures)

 

 

Anthropologie Théologique : L’homme, son origine, sa destinée.

Père Gérard Le Stang (26 heures)

(ancien professeur pour l’année 1999-2000 : Mgr Hervé Renaudin ()

 

 

Troisième année : La vie selon le Christ

 

Théologie patristique : la tradition vivante chez les Pères, lecteurs de l’Ecriture.

Mlle Mariette Canévet (18 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000 et 2003-2004 :

Père Irénée Rigolot, o.c.s.o.)

 

 

Le mystère de l’Eglise.

Père François Daguet, o.p. (25 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 :

Père Benoît-Dominique de La Soujeole, o.p.)

 

 

Anthropologie philosophique : réflexion biblique et philosophique sur l’homme.

Mme Anne-Marie Pelletier (19 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 : Père Robert Jordens )

 

 

Théologie morale fondamentale : l’agir humain.

Soeur Véronique Margron, o.p. (18 heures)

 

 

Théologie sacramentaire : baptême, eucharistie et réconciliation.

 Père Michel Mallèvre, o.p. (20 heures)

(anciens professeurs : Mgr Patrick Chauvet (2000-01),

Père B.-D. de La Soujeole,o.p. et Père D. Barré, o.p. (2003-04).

 

Directeur du STIM : P. Joël Letellier (Ligugé)

Secrétariat : P. Marie-Bruno Chabod (Acey)

 

 

 

Présentation pour l’année 2010-2011

 

 

 

Session propédeutique du Parcours préparatoire

 

 

 

Méthodologie et articulation théologique

(8 heures)

 

 

Professeur : P. Joël Letellier, o.s.b.

Abbaye Saint-Martin, 86240 Ligugé,

tél. : standard : 05 49 55 21 12

tél. 05 49 55 72 94 ou 06 33 47 56 54

e-mail : joël.letellier@free.fr ou letellierliguge@gmail.com

 

Maîtrise en théologie et en sciences patristiques, diplômé de l’Institut Patristique de Rome. Entré à l’abbaye de Fontenelle en 1974, maître des novices pendant treize ans et professeur de théologie patristique au Studium du monastère. Envoyé à Ligugé en 2003, participe à l’accueil spirituel comme hôtelier. Directeur du STIM depuis sa fondation en 1997, Assistant religieux pour la Fédération Française des Bénédictines du Saint-Sacrement, intervenant pour des colloques, sessions et retraites, a  publié dans le domaine de la patristique, du monachisme et de la spiritualité du 17ème siècle.

 

Quelques contributions : Le thème du voile de Moïse chez Origène, dans la Revue des Sciences religieuses, 62/1 (1988) p. 14-26 ; Le Logos chez Origène, dans la Revue des Sciences philosophiques et théologiques, RSPT, 75/4 (1991) p. 587-612 ; Le cœur pur chez les Pères du désert, dans La Vie Spirituelle, VS, 701, t. 146 (1992) p. 453-481 ; Origène, « homme de l’Eglise », dans Le Monde copte, 20 (1992) p. 63-69 ; L’Urbs monastica, du Locus terribilis à la Visio pacis, dans Collectanea Cisterciensia, 56 (1994) p. 291-314 ; Tradition orale et mémorisation des Ecritures. Première auditio-lectio divina chrétienne, dans RSPT, 79 (1995) p. 601-614 ; Collectif, Catherine de Bar (1614-1698), Téqui, Paris, 1998, p. 11-95 ; Le contact avec la Parole de Dieu : force de guérison et de salut, dans l’œuvre d’Origène, dans VS, 741, t. 155 (2001) p. 625-648 ; Collectif, Jeanne de France et l’Annonciade, Cerf, Paris, 2004, p. 329-384 ; Aderire a Dio. Catherine Mectilde de Bar, Glossa, Milan, 2006.

 

 

 

Présentation :

 

     L’objet de ce cours de propédeutique est double. Il entend tout d’abord se présenter comme une introduction au cycle du STIM mettant en valeur la spécificité de cet enseignement et indiquant la genèse de ce projet ainsi qu’une vue d’ensemble de son déroulement.

     Le premier aspect est méthodologique. Le second a pour intention de faire ressortir l’articulation théologique qui distingue et unit en même temps chacune des matières enseignées.

 

     Méthodologie

 

     Une des premières questions qui se pose est celle de la façon de prendre des notes, de tirer profit de la lecture d’un livre ou d’un cours. Quelle est l’optique de travail dans laquelle s’inscrit notre recherche ? Faut-il « tout » prendre en notes ? Faut-il recopier, reproduire ou faut-il reformuler, résumer, synthétiser ? Comment ensuite s’y retrouver dans ses notes ou fiches de lecture et comment en tirer le meilleur parti ? Quelle part accorder à l’enregistrement ou à la numérisation de données ?

 

     Parmi les préoccupations immédiates de tout étudiant qui est inscrit au Parcours préparatoire au STIM se trouve la rédaction d’une dissertation d’une dizaine de pages. Pour cette première rédaction, comme pour celles qui suivront au rythme de deux par année, plusieurs sujets sont proposés. Là, commence déjà le bon choix à faire. Quels peuvent être les critères de discernement ? Ensuite, comment rassembler quelques documents et laisser mûrir le propos. Comment susciter une problématique et se préparer à y répondre ? Comment jeter les bases d’un bon plan qui pourra peut-être connaître des améliorations successives ? Comment rédiger sans se décourager ni au contraire s’emballer ? Comment articuler sa pensée, assurer une progression sans perdre de vue ce qui est demandé par le sujet choisi ? Il y a le fond et il y a la forme. La mise en forme est révélatrice d’une clarté de l’esprit, d’une maîtrise dans le travail. Il faut apprendre à présenter un travail, à le rendre agréable à lire et à respecter les normes demandées. On aura soin de rédiger convenablement les notes de bas de page en tenant compte de la rigueur typographique. Ce sera aussi le cas pour l’élaboration de la bibliographie qui sera présentée en fin de dissertation.

 

     Nous échangerons aussi sur la façon de travailler au cours de l’année, pendant et entre les sessions, sur les travaux dirigés avec l’aide du tuteur, sur la façon de rendre compte de ces travaux et des lectures, sur la façon de rédiger une évaluation de fin d’année. Evidemment, nous aborderons la question des examens, leur rôle, leur déroulement et la meilleure manière de s’y préparer.

 

     Articulation théologique

 

     Sous cette expression, nous entendons prendre en compte les données de la foi en lien avec les exigences de la raison humaine qui cherche, selon les capacités de chacun, à mieux recevoir, comprendre et interpréter la Parole de Dieu intervenant dans l’histoire. Comment donc discerner et accueillir la Révélation de Dieu ? Où et comment se transmet et s’actualise cette Présence agissante de Dieu dans l’histoire des hommes ? Quelle est la place et l’interaction des Ecritures et de la Tradition ecclésiale ? Comment s’articule la foi du croyant et la démarche de l’esprit humain qui cherche à comprendre ? Quelle peut être en définitive la cohérence d’une démarche théologique ?

 

     Le but de cette approche propédeutique n’est pas tant de répondre à toutes ces questions que de poser la problématique et de jeter les bases d’une intelligence de la foi. Ceci aussi pour favoriser une meilleure réception de l’enseignement qui est donné dans le cadre d’un parcours théologique qui inclut un certain nombre de réflexions d’ordre philosophique, biblique, historique, théologique, spirituel, éthique, pratique et œcuménique.

 

     Nous tenterons de montrer, à travers la diversité des approches et des disciplines abordées, la cohérence d’un parcours théologique tel que peut le présenter un organisme de formation comme le STIM. Il est important de situer chaque approche dans la spécificité qui lui est propre et d’en percevoir les frontières mais aussi de mettre chacune d’entre elles en connexion avec les autres. Les branches du savoir théologique peuvent être nombreuses, elles sont toutes au service de l’unité du mystère de la foi.

 

     C’est ainsi que nous nous efforcerons de mieux prendre en compte :

-    la dimension historique dans laquelle s’inscrit l’économie du Salut,

-    l’approche philosophique qui sur le seul plan de la raison manifeste une quête de sens et de sagesse,

-    l’exégèse qui nous donne à lire les Ecritures,

-    la théologie fondamentale qui interprète le donné scripturaire à la lumière de la Tradition et qui se penche sur le rapport entre foi et raison au cours de l’histoire et dans notre monde d’aujourd’hui,

-    la théologie dogmatique qui réfléchit sur le mystère de Dieu trine et un, sur le mystère de la personne du Christ, sur l’Eglise et sur la grâce,

-    la théologie sacramentaire qui s’efforce de mieux saisir la dispensation des mystères dans la vie du chrétien,

-    la théologie morale qui fait porter ses réflexions sur l’agir humain transfiguré par le mystère du Christ,

-    l’approche liturgique et spirituelle qui rend manifeste la vie du chrétien en Eglise,

-    la théologie pratique ainsi que le sens missionnaire et œcuménique qui s’ouvre aux dimensions du monde.

 

     Nous prendrons acte de l’intense effort de réflexion théologique qui se développa tout au long du XXème siècle avec des penseurs et théologiens de haut niveau. Le renouveau biblique, patristique et liturgique contribua largement à l’élaboration des textes majeurs de Vatican II. Le concile marqua pour une part un point d’aboutissement et suscita en même temps un nouveau point de départ communiquant à l’Eglise entière une nouvelle impulsion dans la compréhension du mystère chrétien, dans l’annonce de la foi et dans l’ouverture au monde. Désormais, l’intériorité d’une authentique vie chrétienne ne peut qu’aller de pair avec le sens du dialogue interconfessionnel et œcuménique dans un monde en quête de paix et de sens.

 

 

Chronologie d’Histoire de l’Eglise

(12 heures)

 

Professeur : Fr. Jean-Louis Verstrepen, o.s.b.

Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire, 89 630 Saint-Léger-Vauban,

tél. : 03 86 33 19 20 ; fax : 03 86 32 22 33 ; e-mail : info@abbaye-pierrequivire.asso.fr

 

Licence de théologie (Institut Catholique de Paris). Diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, section Histoire et Philologie. Professeur d’Histoire de l’Eglise au Studium de son monastère depuis 1992 et au STIM depuis sa fondation en 1998. Actuellement maître des novices de La Pierre-Qui-Vire et, depuis cette année 2010, directeur du STIM-Bac.

 

A publié notamment : "Origine et instauration des Quatre-Temps à Rome", dans Revue Bénédictine, T. 103, n° 3-4, 1993 ; "Raban Maur et le judaïsme dans son Commentaire sure les quatre Livres des Rois", dans Revue Mabillon, Nouvelle série, 7, (t. 68), 1996.

 

Présentation :

 

 

     Ces douze heures de session visent à parcourir l'histoire de l'Eglise depuis ses origines jusqu'à l'élection du pape Jean-Paul II.

     Le parcours se fait sous forme d'un survol des grands événements de l'histoire de l'Eglise alterné avec l'étude plus approfondie de dossiers bien situés chronologiquement et insérés dans le parcours global.

     Le but consiste à donner à la fois une certaine vision d'ensemble et quelques notions plus précises sur divers défis qui se sont posés à l'Eglise au cours des deux millénaires de son existence.

     Ce parcours ne se veut pas systématique, il cherche plutôt à éveiller à un questionnement réaliste sur l'histoire de l'Église afin d'y voir la présence du Christ à ses côtés malgré les déficiences, parfois lourdes, de ses membres. Il s'agit de porter un regard sur le passé de l'Eglise afin de mieux comprendre son présent et de nous tourner vers l'avenir avec confiance mais aussi conscients des tentations et des crises qui peuvent menacer les différentes Églises chrétiennes. Cette démarche s'insère dans le souci du Saint Père de revisiter l'histoire de l'Église catholique pour en voir les richesses mais aussi demander pardon pour toutes les infidélités au message de l'Evangile.

 

     Nous approfondirons cette année les dossiers suivants : après une introduction qui vise à ouvrir l’étudiant à la dimension véritablement théologique et spirituelle de cette discipline qu’est l’histoire de l’Église, nous étudierons l’annonce de l’Évangile dans l’Antiquité Chrétienne, les Croisades, la Querelle des Investitures, le Concile Vatican I et l’histoire du mouvement œcuménique.

 

 

Bibliographie :

 

Cette bibliographie n’est pas exhaustive. À côté d’ouvrages récents permettant de se constituer une bibliographie à jour, on trouvera des ouvrages plus anciens mais toujours d’actualité pour les dossiers traités.

 

A. Baudrillard, A. Vogt, U. Rouzies, Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris, 1909G. Cholvy, Y.-M. Hillaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, Toulouse, 1985-1988.

Collectif, Catholicisme : Hier, Aujourd’hui, Demain, Paris, 1948...

Collectif, Dictionnaire de spiritualité, 17 tomes + table générale, Paris, 1932-1995.

J. Comby, Pour lire l’histoire de l’Eglise, 2 tomes, Paris, 1986.

A. Fliche, V. Martin (sous la direction de), Histoire de l’Eglise depuis les origines jusqu’à nos jours, 21 vol., Paris, 1938-1964 (inachevée).

R. Fröhlich, Histoire de l’Eglise : Panorama et chronologie, (Coll. Bibliothèque du christianisme, 4), Paris, 1984.

F. Lebrun (sous la direction de), Histoire des catholiques en France du 15ème siècle à nos jours, Toulouse, 1980.

J. Le Goff, R. Rémond (sous la direction de), Histoire de la France religieuse, Paris, 4 vol. 1988-1992.

Ph. Levillain (sous la direction de), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, 1994.

J. Loew, M. Meslin (sous la direction de), Histoire de l’Eglise par elle-même, Paris, 1978.

Ch. et L. Piétri, A. Vauchez, M. Venard, J.-M. Mayeur (sous la direction de), Histoire du christianisme, Paris, 1990...

L.-J. Rogier, R. Aubert, M.-D. Knowles (sous la direction de), Nouvelle Histoire de l’Eglise, Paris, 5 vol., 1963-1975.

 

 

 

Bibliographie pour les dossiers :

 

 

1) L’annonce de l’évangile dans l’Antiquité chrétienne :

 

Collectif (sous la direction de S. Delacroix), Histoire universelle des missions catholiques, 4 tomes, Paris, 1956-1959.

Collectif, Mission, dans Catholicisme, t. 9, Paris 1982, c. 298ss.

J. Comby, Deux mille ans d’évangélisation, (Bibliothèque d’histoire du christianisme, 29), Tournai-Paris, 1992.

L. Goppelt, Les origines de l’Eglise, christianisme et judaïsme, Paris, 1961.

A. Turck, Evangélisation et catéchèse aux deux premiers siècles, Paris, 1962.

 

 

2) La Querelle des investitures :

 

H. Arquillière, L’augustinisme politique. Essai sur la formation des théories politiques du Moyen Âge, (Coll. L’Eglise et l’État au Moyen Âge, 2), Paris, 1934.

J. Durliat Pouvoirs de l’Eglise au Moyen Âge, dans  Le Moyen Âge, t. 97, 1990, P. 115-123.

R. Folz, L’idée d’Empire en Occident du 5ème au 14ème s., Paris, 1953.

J. Le Goff, Civilisation de l’Occident médiéval, Paris, 1964.

M. Pacaut, La Théocratie : L’Eglise et le pouvoir au Moyen Âge, Paris, 1957.

P. Rousset Notion de chrétienté au 11ème et 12ème s., dans Le Moyen Âge, t. 69, 1963, p. 191-203.

J. Rupp, L’idée de chrétienté dans la pensée pontificale : des origines à Innocent III, Paris, 1939.

M. Zimmermann L’évêque élu, dans Le Moyen Âge, t. 77, 1971, p. 99-107.

P. Vallin, Histoire politique des chrétiens, Paris, 1988.

 

 

3) Les Croisades :

 

M. Balar, Les Croisades, Paris, 1988.

 

 

4) Le Premier concile du Vatican :

 

G. Alberigo, Les conciles œcuméniques, Paris, 1994, 3 tomes.

R. Aubert, Vatican I (Histoire des conciles œcuméniques, 12), Paris, 1964.

Collectif, L’ecclésiologie au XIX° siècle, Paris, 1960.

G. Thils, Primauté et infaillibilité du pontife romain à Vatican I, Louvain, 1989.

 

 

5) Histoire du mouvement œcuménique :

 

Vaste bibliographie toujours en évolution en fonction de l’actualité et que l’on peut constituer à partir des articles qui suivent :

A. Birmelé, Œcuménisme,  dans Dictionnaire critique de théologie, Paris, 1998.

J. Baubérot et J.-L. Leuba, Œcuménisme, dans  Encyclopédie du protestantisme, Genève - Paris, 1995.

F. Frost, Œcuménisme,  dans Catholicisme, t. 9, c. 1501-1536 et t. 10, c. 1-21, Paris 1982 et 1985.

 

 

 

 

II

 

Sessions du Cycle commun : Jésus, le Christ

 

 

Nouveau Testament. “Le Christ, accomplissement des Ecritures”

(25 heures)

 

Professeur : Père Benoît Standaert, o.s.b.

Sint-Andriesabdij B-8200 Brugge (Belgique),

tél : (00 32) 050/ 40 61 80 ; fax (00 32) 050/ 40 61 92 ; e-mail: benoitstan@hotmail.com

 

 

Moine bénédictin, Ecole Biblique de Jérusalem, (1972-73), docteur en Ecriture Sainte (Nimègue, thèse sur St Marc. Composition et genre littéraire, 1978), professeur d’Ecriture Sainte et de Christologie à l’Institut Gaudium et Spes à Bruges (1973 à 1996) et à St Anselme (1992-1995).

 

Auteur de plusieurs livres d’exégèse et de spiritualité, notamment en néerlandais. En français : L’évangile selon Marc. Composition et genre littéraire, Bruges ²1983 ; L’évangile selon Marc. Commentaire (coll. Lire la bible 61), 1983, ²1993 ; Les trois colonnes du monde, DDB, Paris 1991 ; Le P. Jacques Dupont, moine exégète. Au Carrefour des Ecritures, publié aux éditions de Saint André de Clerlande (B-1340 Ottignies) ; La Prière, Anne Sigier, Québec, 2002 ; L’espace Jésus. La foi pascale dans l'espace des religions, Lessius, Bruxelles, 2005 ; La crainte de Dieu, Anne Sigier, Québec, 2006 ; Sagesse du désert. 365 textes des Pères du désert, rassemblés par le Père Benoît Standaert, osb, éditions de Solesmes, Solesmes 2006, 286p. ; La sagesse comme art de vivre. Abécédaire de la vie spirituelle, Bayard, Paris 2009 ; Évangile selon Marc. Commentaire, Gabalda (3 vol.), Pendé, 2010.   

 

 

Présentation :

 

Ce cours d’exégèse et de théologie biblique prendra en compte l’ensemble des 27 écrits du NT et tentera d’en dégager son originalité propre, les grandes étapes de sa formation, sa structure et sa dynamique d’ensemble.

 

Cependant, ce cours sera articulé en fonction du titre énoncé et l’on cherchera à discerner à partir de quelques textes fondamentaux, comment et en quel sens le Christ accomplit les Ecritures. C’est surtout dans la manière de se rapporter au Premier Testament que l’on voit la formule "Le Christ accomplissement des Écritures" prendre forme.

 

Nous nous mettrons à l’école de saint Matthieu, puis de l’auteur de Luc-Actes, nous irons également voir chez Pierre (Première Épître) et Paul (notamment Romains 9 à 11), et l’épître aux Hébreux. On terminera par les écrits johanniques (l’Evangile et l’Apocalypse).

 

La catégorie « espace » jouera un rôle certain dans l’analyse qui compare les différents univers littéraires réunis dans la petite bibliothèque appelée ‘Nouveau Testament’. Aussi le livre L’espace Jésus, signalé dans la bibliographie, est indispensable pour bien suivre le cours.

 

Bibliographie :

 

Avril Anne-Catherine et Lenhardt Pierre, La lecture juive de l’Ecriture, Lyon 1982.

Banon David, La lecture infinie. Les voies de l’interprétation midrashique, 1987.

Beauchamp Paul, L’un et l’autre Testament, Tome 1, 1971 et Tome 2, Accomplir les Ecritures, 1990.

Beaude Pierre Marie, "… selon les Ecritures", (coll. Cahiers Evangile n° 12), 1975.

La Bible et sa culture. Vol. II : Jésus et le Nouveau Testament (dir. M. Quesnel et Ph. Cruson), DDB, 2001.

Brown Raymond E., Que sait-on du Nouveau Testament ? Bayard 2000.

Collin Matthieu et Lenhardt Pierre, Évangile et Tradition d’Israël, (coll. Cahiers Evangile n°73), 1990.

Dodd Charles Harold, Conformément aux Ecritures, 1968.

Dupont Jacques, Etudes et Nouvelles Etudes sur le livre des Actes des Apôtres, (coll. Lectio Divina 45 et 118), 1967 et 1984.

Introduction au Nouveau Testament. Son histoire, son écriture, sa théologie, (sous la direction de Daniel Marguerat),  Labor et fides, Genève 2008 (4 éd.).

Standaert Benoît, ‘Les quatre sens de l’Écriture’, dans Vie Spirituelle n°725 (mai-juin 1995), 319-335.

Standaert Benoît, L’espace Jésus. La foi pascale dans l'espace des religions, Lessius, Bruxelles, 2005.

 

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Dieu Trinité et le Mystère du Christ

(40 heures)

 

Première partie :

 

Trinité-Christologie, depuis l’âge des Pères apostoliques jusqu’au concile de Constantinople III (681)

(15heures)

 

Professeur : P. Bernard Sesboüé, s.j.

Centre Sèvres. Facultés jésuites de Paris / 35 bis, Rue de Sèvres / 75006 Paris

Standard : Tél. 01 44 39 75 00 – Fax : 01 45 44 32 06

e-mail : bernard.sesboue@jesuites.com

 

Né dans la Sarthe, en 1929, est entré dans la Compagnie de Jésus en 1948 après ses études au collège jésuite du Mans et une licence de Lettres classiques à la Sorbonne. Formation philosophique et théologique à Chantilly, ordination sacerdotale  en 1960 et doctorat de théologie sur saint Basile en 1979. Après avoir enseigné pendant dix ans à la faculté de théologie de Lyon-Fourvière, il a été professeur de théologie dogmatique à la faculté de théologie du Centre Sèvres à Paris, co-président du groupe des Dombes auquel il appartient depuis 1967, membre de la Commission théologique internationale de 1981 à 1985, consulteur auprès du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens depuis 1984.

 

Auteur d’une œuvre imposante, voici ses principaux ouvrages :

 

Jésus-Christ dans la Tradition de l’Eglise (coll. Jésus et Jésus-Christ 17), Desclée, Paris, 1982 (1991²) ; Jésus-Christ, l’unique Médiateur, T. 1, Problématique et relecture doctrinale (coll. Jésus et Jésus-Christ 33) Desclée, 1988 (2003²), T.2, Les récits du salut. Proposition de sotériologie narrative (coll. Jésus et Jésus-Christ 51)  Desclée, 1991 ; La Résurrection et la vie, DDB, 1990 (rééd. 2004) ; Pour une théologie œcuménique, Cerf, 1990 ; Dieu peut-il avoir un Fils ? , Cerf, 1993 ; Pédagogie du Christ, Cerf, 1994 ; Histoire des dogmes (en collaboration), Desclée (4 vol.), 1994-1996 ; N’ayez pas peur, DDB, 1996 ; Jésus-Christ à l’image des hommes, DDB, 1997.

Rome et la laïcs, DDB, 1998 ; Saint Basile et la Trinité, Desclée, 1998 ; Croire, Droguet et Ardant, 1999 ; Tout récapituler dans le Christ, Desclée, 2000 ; Le magistère à l’épreuve, DDB, 2001 ; Karl Rahner, Cerf, 2001 ; Le Christ hier, aujourd’hui et demain, DDB, 2004 ; « Hors de l’Eglise pas de salut. Histoire d’une formule et problème d’interprétation, DDB, 2004 ; Yves de Montcheuil (1900-1944). Précurseur en théologie, Cerf, 2006 ; Le « Da Vinci Code » expliqué à ses lecteurs, Seuil, 2006 ; La théologie au XXe siècle et l’avenir de la foi. Entretiens avec Marc Leboucher, DDB, 2007 ; L’Esprit sans visage et sans voix. Brève histoire de la théologie du Saint-Esprit, DDB, 2009.

 

Présentation :

 

            Dans un parcours lumineux, le P. Bernard Sesboüé retracera pour nous les grandes étapes historiques qui, sur la base des Ecritures et de la Révélation en Jésus-Christ, ont conduit l’Eglise des Pères et des premiers conciles à une meilleure intelligence de la foi. Qui est donc vraiment cet homme Jésus ? Comment comprendre  les titres et dénominations qui lui sont attribués comme, par exemple, « Fils de Dieu », « Fils de l’homme », « Serviteur souffrant », « Verbe » ou « Logos », « Sagesse », « Messie », etc. ? Ce cours nous conduira à mieux percevoir comment les premières générations chrétiennes ont « reçu » le Christ à travers le témoignage des évangélistes et des témoins du ressuscité.

Mais comment donc articuler, de la façon la plus juste qui puisse être, la relation de Jésus-Christ à son Père et à l’Esprit ? L’ensemble des exposés visera à rendre manifeste le lien entre la christologie proprement dite et le mystère de la Trinité.

            Sans approfondir d’emblée l’approche scripturaire, ce qui pourra être fait par ailleurs, le propos sera de prêter attention à la réception des Ecritures par la tradition chrétienne des premiers siècles. L’articulation entre le donné scripturaire et l’interprétation patristique sera donc de tous les instants. Passionnante pour nous sera cette enquête sur les premiers témoignages de foi et les premières affirmations, les difficultés rencontrées, les heurts et les questionnements incessants dan le désir de toujours mieux discerner le chemin de vérité sur Jésus le Christ.

La foi de l’Eglise s’est trouvée très vite confrontée à des interprétations divergentes qui l’ont obligée à mieux scruter les Ecritures et à réfléchir avec la plus grande cohérence possible sur « l’impensable », c’est-à-dire sur le fait que Dieu en Jésus-Christ se soit vraiment fait homme. Jamais d’ailleurs, aucune intelligence du mystère ne pourra évacuer la « folie » de l’incarnation qui est allée jusqu’au « scandale » de la mort et d’une mort sur la croix.

            On peut comprendre, dès lors, les difficultés à croire vraiment que Jésus soit « le Christ » et appartienne à la sphère du divin, qu’il soit « vrai Dieu », comme on peut comprendre tout aussi bien  à l’inverse la difficulté à le croire vrai homme, pleinement homme.

            Des difficultés analogues n’ont pas manqué de surgir pour discerner et pour pouvoir exprimer la plus juste relation possible en Dieu, du Père, du Fils et de l’Esprit. A travers les tâtonnements des croyants et des premiers penseurs de la foi, l’Eglise a reçu ce mystère trinitaire comme le don par excellence qu’il nous faut apprendre sans cesse à déchiffrer, à formuler, et si possible à vivre en pleine reconnaissance.

            Avec ce cours et au rythme d’un fin connaisseur, nous cheminerons à travers ces premiers siècles qui sont fondateurs pour l’approfondissement et l’expression de la foi de l’Eglise. D’étape en étape, nous saisirons mieux les enjeux en cause, les difficultés sémantiques et politiques, les tensions entre mentalités et approches différentes, les efforts déployés pour que la foi trouve la compréhension la plus juste possible pour la raison et se traduise dans notre langage humain par la terminologie la plus appropriée.

            Au-delà de l’aspect historique et chronologique, ce cours qui entend couvrir les sept premiers siècles de l’Eglise dans sa réflexion sur le mystère du Christ et sur le mystère trinitaire, se voudra être aussi un lieu d’apprentissage pour mener à bien une réflexion proprement théologique sur la base des Ecritures et de la tradition en mettant en œuvre l’exercice de la raison qui s’interroge sans cesse sur les données de la foi. A son tour, cet exercice de la raison nous stimulera pour une meilleure intelligence de notre foi.

 

Note : outre les ouvrages du P. Bernard Sesboûé mentionnés ci-dessus, une bibliographie commune aux deux parties du cours de Trinité-Christologie vous est donnée un peu plus loin. Cette bibliographie, reprise de celles des années précédentes, avait été établie par le P. Gérard Le Stang.

 

 

Deuxième partie :

 

L’enracinement scripturaire et l’évolution de la théologie trinitaire et de la christologie à l’époque médiévale, moderne et contemporaine

(25 heures)

 

Professeur : P. François-Marie Humann, o. praem.

 Abbaye Saint-Martin de Mondaye

14250 Juaye-Mondaye

Standard : tél. 02 31 92 60 26 / f.francois-marie@mondaye.com

 

Né en 1970, prémontré de l’abbaye de Mondaye (Calvados), où il est maître des novices. Docteur en théologie, il enseigne à l’Institut Catholique de Paris depuis 2004, principalement en théologie dogmatique (Trinité, Introduction au mystère chrétien) et en Spiritualité.

 

Publications : « La question du rôle de l’Esprit Saint dans l’incarnation du Verbe. Une contribution du Père Congar à l’orientation pneumatologique de la christologie contemporaine », Transversalités, n° 98, avril-juin 2006, p. 157-181 ; Trois jours pour retrouver Dieu. Retraite dans la vie (coll.), Paris, Mame, 2007, (107 p.) ; « Yves Congar : une théologie du rapport entre le Christ, l’Esprit et l’Eglise », Esprit et Vie n° 186, janvier 2008, pp. 1-9 ;  « Le Fils et l’Esprit conduisent à confesser le mystère du Père », Esprit et Vie n°215, septembre 2009, pp. 2-12 ; Les apocryphes chrétiens des premiers siècles. Mémoire et traditions, (co-direction avec J.-N. Pérès), Paris, DDB, col. Théologie à l’Université 7, 2009 ; « Christologie pneumatique et foi trinitaire chez Yves Congar » in Les réalisations du renouveau de la théologie trinitaire au XXe siècle, Paris, Cerf, 2010, pp. 163-174 ; La relation de l’Esprit Saint au Christ. Une relecture d’Yves Congar, Paris, Cerf, sept. 2010.

 

 

Présentation :

 

L’objet du cours est, à la lumière de la Résurrection, d’approfondir la relation entre l’identité filiale de Jésus-Christ et sa mission universelle de salut, et de montrer comment la Trinité constitue le cœur et la substance même de la Révélation. A partir de l’Ecriture, de l’histoire des dogmes, des principaux apports de la tradition et des enjeux contemporains les plus décisifs

Le dessein de ce cours est aussi de donner les bases nécessaires pour former le jugement et promouvoir un discernement personnel dans le contexte actuel. Il s’agit aussi d’asseoir plus solidement la foi en la Trinité et dans le Christ, Verbe fait chair, afin de nourrir la vie spirituelle et l’engagement de toute l’existence à la suite du Seigneur, dans la vie consacrée.

 

Parmi les questions importantes abordées, nous pouvons en retenir quelques unes :

 

Comment la foi en la Trinité constitue-t-elle la bonne nouvelle par excellence de l’Evangile ?

Quel lien peut-on faire entre la Trinité et le mystère pascal ?

Quelles sont les grandes composantes de la théologie trinitaire occidentale et de la théologie trinitaire orientale ?

Comment articuler incarnation du Verbe et Salut (la question des motifs de l’incarnation) ?

Quelles ont été dans l’histoire les principales orientations de la sotériologie ?

Que peut nous enseigner encore aujourd’hui une théologie des mystères de la vie du Christ ?

Comment parler de l’unicité du Christ dans le contexte contemporain du pluralisme religieux ?

Quels liens peut-on faire entre la doctrine chrétienne de la création et la Trinité, entre la création et le Christ ?

Comment la théologie de la Révélation et la théologie trinitaire se sont-elles mutuellement enrichies au cours de la réflexion du XXe siècle ?

 

 

 

Bibliographie : celle du P. Gérard Le Stang donnée ci-après à laquelle on peut ajouter :

 

 

L. Ayres, Nicea ans its Legacy. An Approach to Fourth-Century Trinitarian Theology, New York, Oxford University Press, 2004, XIV-475 p.

H.-U. von Balthasar, La Dramatique divine II. 2. Les personnes du drame. Les personnes dans le Christ, Paris-Namur, Lethielleux-Le Sycomore, 1988 ; La Dramatique divine III. L’action, Namur, Culture et Vérité, 1990, pp. 293-308 ; La Théologique II. La Vérité de Dieu, Bruxelles, Culture et Vérité, 1995, pp. 133-238 ; La Théologique III. L’Esprit de vérité, Bruxelles, Culture et Vérité, 1996, pp. 97-209.

K. Barth, Dogmatique, I/1**, § 8-12, « Le Dieu trinitaire », Genève, Labor et fides, 1953. Dans l’édition allemande Die Kirchliche Dogmatik, Zurich, Theologischer Verlag, 1987 : KD I/1. Mais il faudrait aussi prendre en compte d’autres exposés fondamentaux concernant la théologie trinitaire, en particulier l’ensemble des prolégomènes à la Dogmatique (Dogmatique I/1*, § 1-7 et la doctrine de la réconciliation Dogmatique IV).

R. Bauckham, Jesus and the God of Israel. God Crucified and Other Studies on the New Testament’s Christology of Divine Identity. Grand Rapids, Eerdmans Publishing, 2008.

F. Boespflug, Dieu et ses images. Une histoire de l’Eternel dans l’art, Paris, Bayard, 2008.

F. Courth, Le Mystère du Dieu Trinité, Luxembourg, Editions Saint-Paul, AMATECA VI, 1999, 331 p.

E. Durand et V. Holzer (dir.), Les sources du renouveau de la théologie trinitaire au XXe siècle, Paris, Cerf, 2008, 316 p. Les réalisations du renouveau de la théologie trinitaire au XXe siècle, Paris, Cerf, 2010, 352 p.

G. Emery, La Trinité. Introduction à la doctrine catholique sur Dieu Trinité, Paris, Cerf, 2009, 208p.

P. Gisel et G. Emery (éd.), Le Christianisme est-il un monothéisme ?, Genève, Labor et fides, 2001.

M.-J. Le Guillou, Le mystère du Père. Foi des apôtres, Gnoses actuelles, Paris, Fayard, 1973, 291 p.

B. de Margerie, La Trinité chrétienne dans l’histoire, Paris, Beauchesne, Théologie Historique 31, 1975, 399 p.

J.-P. Torrell, Le Christ en ses mystères. La vie et l’œuvre de Jésus selon saint Thomas d’Aquin, 2 tomes, Paris, Desclée, JJC 78-79, 1999.

 

 

Bibliographie (établie par le P. Gérard Le Stang pour les années précédentes)

 

 

1/ Sélection bibliographique pour la christologie.

 

BENOIT XVI Jésus de Nazareth. Flammarion, Paris, 2007.

 

BALTHASAR Hans Urs Von, (outre La Dramatique divine)

Pâques, Le mystère, Cerf., Paris, 1982.

La foi du Christ, (coll. foi Vivante 76), Aubier, Montaigne Paris, 1968.

Les grands textes sur le Christ, (coll. Jésus et Jésus-Christ), Desclée, Paris, 1991.

BOUYER Louis, Le mystère pascal, Cerf, Paris, 1967.

BAUDOZ J-F/FEDOU M., 20 ans de publications françaises sur Jésus, (coll. Jésus et Jésus-Christ 75), Desclée, Paris, 1998.

CANTALAMESSA Raniero, Jésus-Christ le Saint de Dieu, Mame, Paris, 1993.

CULMANN Oscar, Christologie du Nouveau Testament, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, 1966.

DENEKEN M, La foi pascale. Rendre compte de la résurrection de Jésus aujourd’hui, Cerf, 1998.

DUPUIS J., Homme de Dieu, Dieu des hommes. Introduction à la christologie, Cerf, Paris, 1995.

DURWELL François-Xavier. La Résurrection de Jésus, mystère de Salut, éd. Mappus, Paris, 1963.

FEDOU Michel, La voie du Christ, genèse de la christologie dans le contexte religieux de l’antiquité du II° siècle au début du IV° siècle. Cerf, Paris, 2006.

FORTE Bruno, Jésus de Nazareth.. Histoire de Dieu, Dieu de l’histoire, Cerf, Paris, 1984.

GRILLMEIER Alois, le Christ dans la Tradition chrétienne.

1.   De l’âge apostolique à Chalcédoine, (coll. Cogitatio fidei 72), Cerf, Paris, 1973.

2.   Le concile de Chalcédoine (451) - Réception et opposition (451-513), (coll. Cogitatio fidei 154), Cerf, Paris, 1990.

GESCHE Adolphe, Le Christ,( coll. Dieu pour penser) Vol. VI, Cerf, Paris, 2001.

GRAPPE Christian, Le Royaume de Dieu. Avant, avec et après Jésus, Labor et Fides, Genève, 2001.

GRELOT Pierre, Jésus de Nazareth, Christ et Seigneur. T1. (coll. Lectio Divina 96), Cerf, Paris,1997 et T II, Novalis – Cerf, Paris, 1998.

GUILLET Jacques

Jésus devant sa vie et sa mort, Paris, 19914.

La foi de Jésus-Christ, (coll. Jésus et Jésus-Christ 12), Desclée, Paris, 1980.

JEREMIAS J., Abba. Jésus et son Père, Seuil, Paris, 1966.

KASPER Walter, Jésus Le Christ, (coll. Cogitatio fidei 88), Cerf, Paris, 1974.

KELLY J.N.D, Initiation à la doctrine des Pères de l’Eglise, Cerf, Paris, 1968.

LAFONT Ghislain, Peut-on connaître Dieu en Jésus-Christ?, Cerf., Paris, 1969.

LEON-DUFOUR Xavier, Résurrection de Jésus et message pascal, Seuil, Paris, 1971.

MARGUERAT Daniel, NORELLI Enrico, POFFET Jean-Michel, Jésus de Nazareth. Nouvelles approches d’une énigme. Labor et Fides, Genève, 1998.

MOINGT Joseph, L’homme qui venait de Dieu, (coll. Cogitatio fidei) Cerf, Paris,1993.

MOLTMANN Jürgen, Le Dieu crucifié, Cerf, Paris, 1974.

PANNENBERG Wotfhart, Esquisse d’une christologie, Cerf, Paris, 1971.

PERROT Charles, Jésus et l’histoire, (coll. Jésus et Jésus-Christ), Desclée, Paris, 1979.

QUESNEL Michel, Jésus l’homme et le Fils de Dieu, Flammarion, Paris, 2004.

RAHNER Karl.

Traité Fondamental de la Foi, Centurion Paris, 1983.

Ecrits théologiques, vol. 1, Problèmes actuels de christologie, DDB,  Paris, 1959.

RUELLO Francis, La christologie de Thomas d’Aquin, Beauchesne, Paris, 1987.

REY Bernard Jésus le Christ, Le centurion, Paris, 19881, 24 p.

SCHLOSSER Jacques, Jésus de Nazareth,. Noesis, 1999, 375 p.

 

SESBOUE Bernard,

Jésus-Christ dans la Tradition de l’Eglise, (coll. Jésus et Jésus-Christ), Desclée, Paris, 1991.

Pédagogie du Christ. Essai de christologie fondamentale, Cerf, Paris, 1994.

Jésus-Christ, l’unique médiateur.

Tome 1. Essai sur la rédemption et le salut, Desclée, Paris, 1988.

Tome 2. Les récits de salut, Desclée, Paris, 1991.

avec WOLINSKY Joseph, Le Dieu du salut (coll. Histoire des dogmes) volume 1, Desclée, Paris, 1994.

STUDER Basil, Dieu Sauveur. La rédemption dans l’Eglise ancienne, Cerf, Paris, 1989.

 

+ La collection Jésus et Jésus-Christ aux Ed. Desclée. 

 

 

2/ Sélection bibliographique pour la Trinité.

 

BALTHASAR Hans Urs Von, Pâques, Le mystère, Cerf, Paris, 1982.

BOBRINSKOY Bons, Le mystère de la Trinité - Cours de théologie orthodoxe, Cerf, Paris, 1986.

BOUYER Louis,

Le Père invisible, Cerf, Paris, 1976.

le Consolateur- Esprit saint et vie de grâce, Cerf, Paris, 1980.

le Fils éternel, Cerf, Paris, 1974.

CATAO Bernard, Salut et rédemption chez saint Thomas d’Aquin, Aubier, Paris, 1965.

CONGAR Yves.

Je crois en l’Esprit Saint, Cerf, Paris, 1985.

Tome I “L ‘expérience de l’Esprit”

Tome 2 “Il est Seigneur et il donne ta vie

Tome 3 “le fleuve de vie coule en Orient et en Occident”

DANIELOU Jean, La Trinité et le mystère de l’existence, DDB, Paris, 1968.

DURAND Emmanuel, La périchorèse des personnes divines, Cerf, Paris, 2005.

DURWELL François-Xavier,

L’Esprit du Père et du Fils, Médiaspaul, Paris, 1989.

Le Père - Dieu en son mystère, Cerf, Paris, 1988.

EMERY Gilles, La théologie trinitaire de saint Thomas d’Aquin, Cerf, paris, 2004.

FERLAY Philippe,

Père et Fils dans l’Esprit, Centurion, Paris, 1979.

Dieu Trinité dans notre vie, Nouvelle Cité, Paris, 1985.

FORTE Bruno, La Trinité comme histoire, Nouvelle Cité, Paris, 1989.

GANOCSZY A., Dieu, grâce pour le monde, Desclée, Paris, 1986.

KASPER Walter, Le Dieu des chrétiens, Cerf, Paris, 1985.

KELLY J. N.D, Initiation à la doctrine des Pères de l’Eglise, Cerf, Paris, 1968.

LAFONT Ghislain, Peut-on connaître Dieu en Jésus-Christ?, Cerf., Paris, 1969.

LEBRETON Jules,

Histoire du dogme de la Trinité, Beauchesne, Paris, 1910 et 1928.

Tome 1. “Des origines au concile de Nicée”

Tome 2. “De saint Clément à saint Irénée”

MARGERIE Bertrand de, La Trinité chrétienne dans l’Histoire, coll. Théologie historique 31, Beauchesne, Paris, 1975.

RAHNER Kart, Traité Fondamental de la Foi, Centurion, Paris, 1983.

RATZINGER Joseph, Foi chrétienne hier et aujourd’hui, Mame, Paris, 1976.

REGNON Théodore de, Etudes de théologie positive sur la sainte Trinité (4 vol), Paris, 1892-1898.

SESBOUE/MEUNIER B., Dieu peut-il avoir un Fils? Le débat trinitaire du IV’ siècle, Cerf, 1993.

SESBOUE/WOLINSKY Joseph, Le Dieu du salut, volume 1, Desclée, Paris, 1994.

 

 

Perspectives sur l’histoire de la philosophie

(25 heures)

 

Professeur : M. Bernard Obellianne

7, Rue de Maison Rouge, 45140 Saint-Jean de la Ruelle

tél : 02 38 53 07 04 ou 06 82 55 64 72 ; e-mail : V.B.OBELLIANNE@wanadoo.fr

 

    Marié et père de deux enfants, M. Bernard Obellianne est oblat de l’abbaye de Fleury.

    Professeur agrégé de philosophie, il enseigne comme titulaire dans l’enseignement public depuis 1990. Depuis septembre 1993 il est aussi professeur de philosophie au Séminaire Interdiocésain d’Orléans, où il s’occupe plus particulièrement des étudiants de 1er cycle.

    Depuis novembre 2000, il intervient au sein de l’Institut Catholique de Paris comme enseignant-adjoint chargé de cours, à l’Institut des Etudes Religieuses. Depuis 2009 il y enseigne  la philosophie antique et médiévale. Familier de l’enseignement de la philosophie auprès d’adultes, il intervient  comme conférencier au sein d’organismes diocésains de formation des laïcs.   

    Intéressé depuis longtemps par les rapports entre philosophie, théologie et spiritualité,  il a travaillé récemment sur le thème de « la rationalité comme mode de manifestation de la Révélation chez Saint Thomas d’Aquin », pour la licence canonique de philosophie, obtenue en 2007 à la faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Paris.

 

 

Présentation :

 

   L’objet de ce cours est de donner les linéaments d’une histoire de la philosophie occidentale, des présocratiques à la pensée contemporaine. Eu égard à l’immensité de ce champ d’étude, il ne pourra être question que de « perspectives » articulées à partir d’une sélection d’auteurs ou d’école de pensée, mais les indications données en cours et les références bibliographiques données à propos de chaque période permettront d’éventuels approfondissements.

 

   L’accent sera mis d’une part sur la démarche philosophique propre à chaque auteur, sur son « étonnement originel », d’autre part sur d’éventuelles interactions entre sa philosophie et la théologie ou la spiritualité. Un rapport direct aux auteurs sera proposé au sein du cours et en lectures complémentaires à travers une sélection d’extraits significatifs et d’œuvres majeures.

 

 

Plan du cours :

 

  Après une séance introductive qui permettra de mieux comprendre l’intérêt d’un tel cours d’histoire de la philosophie dans une perspective chrétienne, nous effectuerons ce parcours à travers une succession de « séances », chaque séance correspondant environ à deux heures de cours. 

 

 

Introduction : « Pourquoi nous faut-il connaître l’histoire de la philosophie ? »

 

 

 Séance 1 : Platon et le platonisme. S’élever vers le monde des Idées

                  Corrélat : de Platon aux premiers pères : le « moyen-platonisme »

 

Séance 2 : Aristote et l’aristotélisme. La vie bonne et la contemplation du « premier moteur immobile »

                  Corrélat : Aristote repris et adapté par Saint Thomas d’Aquin

 

Séance 3 : Scepticisme, épicurisme, stoïcisme. Sagesses antiques pour atteindre d’absence de trouble

                  Corrélat : Pascal lecteur chrétien des philosophies « païennes »

 

Séance 4 : Plotin. Le retour vers l’Un

                  Corrélat : influences du néo-platonisme – Le pseudo-Denys l’aréopagit

 

Séance 5 : Saint Augustin. Une recherche de la sagesse qui trouve en Dieu son repos

                  Corrélat : fécondité et avatars de l’augustinisme

 

Séance 6 : Saint Bonaventure. La vraie sagesse est l’amour de Dieu

                  Corrélat : Saint Bonaventure et Saint Thomas

 

Séance 6 : Saint Thomas d’Aquin. La philosophie « servante » de la théologie

                  Corrélat : la scolastique après saint Thomas

         

Séance 6 : Descartes et le cartésianisme. « Devenir comme maîtres et possesseurs de la  nature »

                  Corrélat : sagesse de Descartes et sagesse religieuse

 

Séance 7 : Kant et la pensée critique. Faire réflexion sur les limites de la connaissance.

                  Corrélat : penser la métaphysique après Kant

 

Séance 8 : Hegel et le savoir absolu. Penser le tout et penser l’Histoire.

                  Corrélat : en réaction à l’hégélianisme, l’existentialisme de Kierkegaard.

 

Séance 9 : Sartre et l’existentialisme. Quand « l’existence précède d’essence ».

                   Corrélat : existentialisme athée et existentialisme chrétien

 

Séance 10 : La phénoménologie. « Revenir aux choses mêmes ».

                  Corrélat : phénoménologie et théologie contemporaine                                                   

 

 

Bibliographie :

 

    Il ne s’agit ici que d’une bibliographie sommaire commentée, composée plutôt a l’attention de « débutants » et couvrant l’ensemble de l’histoire de la philosophie. Une bibliographie détaillée, organisée selon le plan des séances,  sera donnée lors de la première session.

 

Jeanne Hersch, L’étonnement philosophique, Gallimard, 1981, 1993.

 

            S’il fallait lire un seul ouvrage ce serait celui-là. L’auteur propose un parcours assez complet, lisible pour des débutants attentifs, et présente les auteurs selon une  perspective qui sera aussi la notre : leur étonnement originel.

 

Laurent Jaffro et Monique Labrune (sous la direction de) : Gradus philosophique, Garnier-Flammarion, 1994.

 

            Cet ouvrage collectif propose un répertoire d’introductions méthodique à la lecture des œuvres majeures de très nombreux philosophes. Chaque introduction, écrite par un spécialiste contemporain, se présente plus comme une invitation à la lecture que comme un résumé de la doctrine de l’auteur. A utiliser en complément de l’ouvrage précédant, et en vue de lire les auteurs.

 

Catherine Roux-Lasnier (sous la direction de) : Le temps des philosophes, Hatier, 1995.

 

            Cet ouvrage collectif se présente comme une belle anthologie philosophique composée à l’attention des élèves de terminale littéraire ou de classes préparatoires. Chaque période de la pensée et chaque auteur donne lieu à une présentation synthétique, ainsi qu’à une sélection assez riche d’extraits de texte. En fin de volume un vocabulaire organisé par auteurs est très utile aux débutants.

 

Emile Bréhier, Histoire de la philosophie, Presses Universitaires de France, 1931, 1938.

 

            Un classique souvent réédité. Les deux premiers volumes sur l’antiquité, le moyen age et la période XVIIe-XVIIIe  sont toujours utiles. Le troisième volume, XIXe –XX e a vieilli.

 

Jean-Michel Besnier, Histoire de la philosophie moderne et contemporaine, Grasset, 1993.

 

            Cet universitaire propose une présentation assez riche de tous les grands auteurs, de Montaigne jusqu’aux auteurs contemporains. Une bibliographie est proposée pour chaque auteur. Ouvrage d’approfondissement mais agréable à lire.

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Métaphysique : réflexion sur l’Etre (l’un, le vrai, le beau, le bien)

(14 heures)

 

Professeur: Père Paul Favraux, s.j.

88, Rue des Atrébates, B-1040 Bruxelles Belgique

tél : (00 32) 2 739 34 66 ; e-mail : paul.favraux@fundp.ac.be

 

Né en 1944, entré dans la Compagnie  de Jésus en 1961, ordonné prêtre en 1974. Licence en philosophie à Louvain en 1969 avec un  mémoire sur Levinas. Doctorat en philosophie à Louvain-la-Neuve  en 1981 sur M. Blondel : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel. Professeur de sciences religieuses aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur (FUNDP) et de philosophie et théologie à l'Institut d’Etudes Théologiques à Bruxelles (IET).

 

Publications : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel, Le Sycomore, P. Lethielleux et P.U.N., Paris-Namur, 1987. Divers articles sur la philosophie de Blondel ; sur la philosophie de Bruaire ; Introduction à A. Chapelle, Anthropologie, Bruxelles, Lessius, 2007; Préface à A. Chapelle, Ontologie, Lessius, Collection IET, 2008. Deux articles sur la bioéthique, dans la Nouvelle Revue Théologique.

 

 

Présentation :

 

            La métaphysique est la science de l'être en tant qu'être. On peut envisager les êtres (ou étants)  selon leurs déterminations quantitatives, ou qualitatives. Mais que dire de leur détermination d'êtres en tant qu'êtres ? Ne s'agit-il pas alors soit d'une abstraction  complète (science de l'être le plus général),  soit d'une science  "vide". De plus, la prétention d'une telle métaphysique ne traduit-elle pas une volonté de maîtrise totalitaire (Heidegger), qui, de surcroît, supplanterait la théologie ? Après avoir rencontré diverses objections à  sa possibilité  (Kant, Heidegger, Barth), on  entreprend naïvement la métaphysique.  La science de l'être en tant qu'être se ramène, dans sa formule aristotélicienne, à celle d'une science des substances en tant que substances.

            La  philosophie de saint Thomas,  revue à travers le filtre  kantien et heideggérien, voire hégélien, se présente peut-être comme la seule métaphysique possible de l'être en tant qu'être, à partir de la distinction thomiste entre l'existence et l'essence. Il convient donc d'interpréter cette distinction  à la lumière, notamment, d'E. Gilson dans  "L'être et l'essence" et du cours d'ontologie d'A. Chapelle. L'acte d'être ou  "esse" ou existence est alors perçu comme l'acte des actes et la perfection des perfections. Les conséquences  éthiques d'une telle vision ne sont pas négligeables : dotée de l'être comme d'une prérogative proprement divine, la créature,  tout particulièrement l'homme,  n'est plus seulement un être « en manque » mais un être riche de lui-même et, partant, capable de se donner...

            Notre enseignement  s'appuiera sur  le cours d'ontologie d'A. Chapelle  (publications de l'IET, Bruxelles), éventuellement complété par quelques références à Bruaire et à son "ontodologie"  dans "L'être et l'esprit".

 

Bibliographie :

 

A. Chapelle, Ontologie,  cours IET (Bruxelles)

E. Gilson,  L’être et l’essence,  Paris, Vrin, 1948

A. Bruaire, L’être et l’esprit, Epiméthée, PUF, 1983

A. Léonard, Métaphysique de l’être, Paris, Cerf, 2006

P. Favraux, Préface  à l’ontologie d’A. Chapelle, Lessius, Collection IET, 2008

 

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STIM ...

Studium Théologique

Inter-Monastères

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Cycle commun

 

 


 Le 12 juin 2011

 

 

 

Programme des trois années

 

La révélation de Dieu et de l’homme en Jésus-Christ

 

Session propédeutique

 

Méthodologie et articulation théologique

Père Joël Letellier, o.s.b. (8 heures)

 

Chronologie d’histoire de l’Eglise

Frère Jean-Louis Verstrepen, o.s.b. (12 heures)

 

 

Première année : Jésus, le Christ.

 

Nouveau Testament. «Le Christ, accomplissement des Ecritures» 

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1998-99 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

 

Dieu Trinité et le Mystère du Christ

Père Bernard Sesboüé, s.j. et Père François-Marie Humann, o. praem. (40 heures)

 (anciens professeurs pour les années 1998-1999 :

Père Jean-Pierre Batut (dioc.) ; 2001-2008 ; P. Gérard Le Stang, dioc.)

 

 

Perspectives sur l’histoire de la philosophie.

M. Bernard Obellianne (25 heures)

(anciens professeurs pour les années 1998-99 et 2001-02 :

Père Robert Jordens ; 2004-05 : P. Hubert Jacobs,s.j.)

 

 

Métaphysique : réflexion sur l’Etre (l’un, le vrai, le beau, le bien).

Père Paul Favraux, s.j. (14 heures)

(ancien professeur pour les années 1998-99, 2001-02 et 2004-05 : Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Deuxième année : L’homme en quête de Dieu

 

Ancien Testament. Le peuple de Dieu et l’histoire du Salut.

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1999-2000 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

Théologie fondamentale : «La crédibilité de la Révélation de Dieu en Jésus-Christ»

Père Paul Favraux, s.j. (26 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03, 2005-06, 2008-09 :

Père Joseph-Marie Verlinde)

 

Théodicée : Connaissance philosophique de Dieu.

Père Paul Favraux, s.j. (10 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03 et 2005-06 :

Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Histoire des religions et Histoire du Salut.

Père Alain Feuvrier, s.j. (12 heures)

 

 

Anthropologie Théologique : L’homme, son origine, sa destinée.

Père Gérard Le Stang (26 heures)

(ancien professeur pour l’année 1999-2000 : Mgr Hervé Renaudin ()

 

 

Troisième année : La vie selon le Christ

 

Théologie patristique : la tradition vivante chez les Pères, lecteurs de l’Ecriture.

Mlle Mariette Canévet (18 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000 et 2003-2004 :

Père Irénée Rigolot, o.c.s.o.)

 

 

Le mystère de l’Eglise.

Père François Daguet, o.p. (25 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 :

Père Benoît-Dominique de La Soujeole, o.p.)

 

 

Anthropologie philosophique : réflexion biblique et philosophique sur l’homme.

Mme Anne-Marie Pelletier (19 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 : Père Robert Jordens )

 

 

Théologie morale fondamentale : l’agir humain.

Soeur Véronique Margron, o.p. (18 heures)

 

 

Théologie sacramentaire : baptême, eucharistie et réconciliation.

Père Michel Mallèvre, o.p. (20 heures)

(anciens professeurs : Mgr Patrick Chauvet (2000-01),

Père B.-D. de La Soujeole,o.p. et Père D. Barré, o.p. (2003-04).

 

  

Directeur du STIM : P. Joël Letellier (Ligugé)

Secrétariat : P. Marie-Bruno Chabod (Acey)

 

 

 

 

Présentation pour l’année 2011-2012

 

 

Session propédeutique du Parcours préparatoire

 

 

 

Méthodologie et articulation théologique

(8 heures)

 

Professeur : P. Joël Letellier, o.s.b.

Abbaye Saint-Martin, 86240 Ligugé,

tél. : 05 49 55 72 94 ou 05 49 55 21 12 ou 06 33 47 56 54 ; fax : 05 49 55 72 94

e-mail : letellierliguge@gmail.com 

 

Maîtrise en théologie et en sciences patristiques, diplômé de l’Institut Patristique de Rome. Entré à l’abbaye de Fontenelle en 1974, maître des novices pendant treize ans et professeur de théologie patristique au Studium du monastère. Envoyé à Ligugé en 2003, participe à l’accueil spirituel comme hôtelier. Directeur du STIM depuis sa fondation en 1997, Assistant religieux pour la Fédération Française des Bénédictines du Saint-Sacrement, intervenant pour des colloques, sessions et retraites, a  publié dans le domaine de la patristique, du monachisme et de la spiritualité du 17ème siècle.

 

Quelques contributions : Le thème du voile de Moïse chez Origène, dans la Revue des Sciences religieuses, 62/1 (1988) p. 14-26 ; Le Logos chez Origène, dans la Revue des Sciences philosophiques et théologiques, RSPT, 75/4 (1991) p. 587-612 ; Le cœur pur chez les Pères du désert, dans La Vie Spirituelle, VS, 701, t. 146 (1992) p. 453-481 ; Origène, « homme de l’Eglise », dans Le Monde copte, 20 (1992) p. 63-69 ; L’Urbs monastica, du Locus terribilis à la Visio pacis, dans Collectanea Cisterciensia, 56 (1994) p. 291-314 ; Tradition orale et mémorisation des Ecritures. Première auditio-lectio divina chrétienne, dans RSPT, 79 (1995) p. 601-614 ; Collectif, Catherine de Bar (1614-1698), Téqui, Paris, 1998, p. 11-95 ; Le contact avec la Parole de Dieu : force de guérison et de salut, dans l’œuvre d’Origène, dans VS, 741, t. 155 (2001) p. 625-648 ; Collectif, Jeanne de France et l’Annonciade, Cerf, Paris, 2004, p. 329-384 ; Aderire a Dio. Catherine Mectilde de Bar, Glossa, Milan, 2006.

 

 

 

Présentation :

 

     L’objet de ce cours de propédeutique est double. Il entend tout d’abord se présenter comme une introduction au cycle du STIM mettant en valeur la spécificité de cet enseignement et indiquant la genèse de ce projet ainsi qu’une vue d’ensemble de son déroulement.

     Le premier aspect est méthodologique. Le second a pour intention de faire ressortir l’articulation théologique qui distingue et unit en même temps chacune des matières enseignées.

 

     Méthodologie

 

     Une des premières questions qui se pose est celle de la façon de prendre des notes, de tirer profit de la lecture d’un livre ou d’un cours. Quelle est l’optique de travail dans laquelle s’inscrit notre recherche ? Faut-il « tout » prendre en notes ? Faut-il recopier, reproduire ou faut-il reformuler, résumer, synthétiser ? Comment ensuite s’y retrouver dans ses notes ou fiches de lecture et comment en tirer le meilleur parti ? Quelle part accorder à l’enregistrement ou à la numérisation de données ?

 

     Parmi les préoccupations immédiates de tout étudiant qui est inscrit au Parcours préparatoire au STIM se trouve la rédaction d’une dissertation d’une dizaine de pages. Pour cette première rédaction, comme pour celles qui suivront au rythme de deux par année, plusieurs sujets sont proposés. Là, commence déjà le bon choix à faire. Quels peuvent être les critères de discernement ? Ensuite, comment rassembler quelques documents et laisser mûrir le propos. Comment susciter une problématique et se préparer à y répondre ? Comment jeter les bases d’un bon plan qui pourra peut-être connaître des améliorations successives ? Comment rédiger sans se décourager ni au contraire s’emballer ? Comment articuler sa pensée, assurer une progression sans perdre de vue ce qui est demandé par le sujet choisi ? Il y a le fond et il y a la forme. La mise en forme est révélatrice d’une clarté de l’esprit, d’une maîtrise dans le travail. Il faut apprendre à présenter un travail, à le rendre agréable à lire et à respecter les normes demandées. On aura soin de rédiger convenablement les notes de bas de page en tenant compte de la rigueur typographique. Ce sera aussi le cas pour l’élaboration de la bibliographie qui sera présentée en fin de dissertation.

 

     Nous échangerons aussi sur la façon de travailler au cours de l’année, pendant et entre les sessions, sur les travaux dirigés avec l’aide du tuteur, sur la façon de rendre compte de ces travaux et des lectures, sur la façon de rédiger une évaluation de fin d’année. Evidemment, nous aborderons la question des examens, leur rôle, leur déroulement et la meilleure manière de s’y préparer.

 

     Articulation théologique

 

     Sous cette expression, nous entendons prendre en compte les données de la foi en lien avec les exigences de la raison humaine qui cherche, selon les capacités de chacun, à mieux recevoir, comprendre et interpréter la Parole de Dieu intervenant dans l’histoire. Comment donc discerner et accueillir la Révélation de Dieu ? Où et comment se transmet et s’actualise cette Présence agissante de Dieu dans l’histoire des hommes ? Quelle est la place et l’interaction des Ecritures et de la Tradition ecclésiale ? Comment s’articule la foi du croyant et la démarche de l’esprit humain qui cherche à comprendre ? Quelle peut être en définitive la cohérence d’une démarche théologique ?

 

     Le but de cette approche propédeutique n’est pas tant de répondre à toutes ces questions que de poser la problématique et de jeter les bases d’une intelligence de la foi. Ceci aussi pour favoriser une meilleure réception de l’enseignement qui est donné dans le cadre d’un parcours théologique qui inclut un certain nombre de réflexions d’ordre philosophique, biblique, historique, théologique, spirituel, éthique, pratique et œcuménique.

 

     Nous tenterons de montrer, à travers la diversité des approches et des disciplines abordées, la cohérence d’un parcours théologique tel que peut le présenter un organisme de formation comme le STIM. Il est important de situer chaque approche dans la spécificité qui lui est propre et d’en percevoir les frontières mais aussi de mettre chacune d’entre elles en connexion avec les autres. Les branches du savoir théologique peuvent être nombreuses, elles sont toutes au service de l’unité du mystère de la foi.

 

     C’est ainsi que nous nous efforcerons de mieux prendre en compte :

-    la dimension historique dans laquelle s’inscrit l’économie du Salut,

-    l’approche philosophique qui sur le seul plan de la raison manifeste une quête de sens et de sagesse,

-    l’exégèse qui nous donne à lire les Ecritures,

-    la théologie fondamentale qui interprète le donné scripturaire à la lumière de la Tradition et qui se penche sur le rapport entre foi et raison au cours de l’histoire et dans notre monde d’aujourd’hui,

-    la théologie dogmatique qui réfléchit sur le mystère de Dieu trine et un, sur le mystère de la personne du Christ, sur l’Eglise et sur la grâce,

-    la théologie sacramentaire qui s’efforce de mieux saisir la dispensation des mystères dans la vie du chrétien,

-    la théologie morale qui fait porter ses réflexions sur l’agir humain transfiguré par le mystère du Christ,

-    l’approche liturgique et spirituelle qui rend manifeste la vie du chrétien en Eglise,

-    la théologie pratique ainsi que le sens missionnaire et œcuménique qui s’ouvre aux dimensions du monde.

 

     Nous prendrons acte de l’intense effort de réflexion théologique qui se développa tout au long du XXème siècle avec des penseurs et théologiens de haut niveau. Le renouveau biblique, patristique et liturgique contribua largement à l’élaboration des textes majeurs de Vatican II. Le concile marqua pour une part un point d’aboutissement et suscita en même temps un nouveau point de départ communiquant à l’Eglise entière une nouvelle impulsion dans la compréhension du mystère chrétien, dans l’annonce de la foi et dans l’ouverture au monde. Désormais, l’intériorité d’une authentique vie chrétienne ne peut qu’aller de pair avec le sens du dialogue interconfessionnel et œcuménique dans un monde en quête de paix et de sens.

 

 

Chronologie et dossiers d’Histoire de l’Eglise

(12 heures)

 

 

Professeur : Fr. Jean-Louis Verstrepen, o.s.b.

Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire, 89 630 Saint-Léger-Vauban,

tél. : 03 86 33 19 20 ; fax : 03 86 32 22 33 ; e-mail : stim-bac@apqv.fr

 

 

Licence de théologie (Institut Catholique de Paris). Diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, section Histoire et Philologie. Professeur d’Histoire de l’Eglise au Studium de son monastère depuis 1992 et au STIM depuis sa fondation en 1998. Actuellement maître des novices de La Pierre-Qui-Vire et, depuis 2010, directeur du STIM-Bac.

 

A publié notamment : "Origine et instauration des Quatre-Temps à Rome", dans Revue Bénédictine, T. 103, n° 3-4, 1993 ; "Raban Maur et le judaïsme dans son Commentaire sur les quatre Livres des Rois", dans Revue Mabillon, Nouvelle série, 7, (t. 68), 1996.

 

 

Présentation :

 

 

     Ces douze heures de session visent à parcourir l'histoire de l'Eglise depuis ses origines jusqu'à l'élection du pape Jean-Paul II.

     Le parcours se fait sous forme d'un survol des grands événements de l'histoire de l'Eglise alterné avec l'étude plus approfondie de dossiers bien situés chronologiquement et insérés dans le parcours global.

     Le but consiste à donner à la fois une certaine vision d'ensemble et quelques notions plus précises sur divers défis qui se sont posés à l'Eglise au cours des deux millénaires de son existence.

     Ce parcours ne se veut pas systématique, il cherche plutôt à éveiller à un questionnement réaliste sur l'histoire de l'Église afin d'y voir la présence du Christ à ses côtés malgré les déficiences, parfois lourdes, de ses membres. Il s'agit de porter un regard sur le passé de l'Eglise afin de mieux comprendre son présent et de nous tourner vers l'avenir avec confiance mais aussi conscients des tentations et des crises qui peuvent menacer les différentes Églises chrétiennes. Cette démarche s'insère dans le souci du Saint Père de revisiter l'histoire de l'Église catholique pour en voir les richesses mais aussi demander pardon pour toutes les infidélités au message de l'Evangile.

     Nous approfondirons cette année les dossiers suivants : après une introduction qui vise à ouvrir l’étudiant à la dimension véritablement théologique et spirituelle de cette discipline qu’est l’histoire de l’Église, nous étudierons cette année les dossiers du Conciliarisme, de l'Uniatisme, du Gallicanisme et de la crise moderniste.

 

 

Bibliographie :

 

 

Cette bibliographie n'est pas exhaustive. A côté d'ouvrages récents permettant de se constituer une bibliographie à jour, on trouvera des ouvrages plus anciens mais toujours d'actualité pour les dossiers traités. Une bibliographie plus approfondie peut être établie à partir des ouvrages ou articles renseignés ci-dessous.

 

 

Ouvrages généraux et encyclopédies :

 

G. ALBERIGO, Les conciles œcuméniques, Paris, 1994, 3 tomes.

A. BAUDRILLARD, A. VOGT, U. ROUZIES, Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris, 1909...

G. CHOLVY, Y.-M. HILAIRE, Histoire religieuse de la France contemporaine, Toulouse, 1985-1988.

Collectif, Catholicisme : Hier, Aujourd’hui, Demain, Paris, 1948...

Collectif, Dictionnaire de spiritualité, 17 tomes + table générale, Paris, 1932-1995.

J. COMBY, Pour lire l’histoire de l’Église, 2 tomes, Paris, 1986.

A. FLICHE, V. MARTIN (sous la direction de), Histoire de l’Eglise depuis les origines jusqu’à nos jours, 21 vol., Paris, 1938-1964 (inachevée).

R. FRÖHLICH, Histoire de l’Eglise : Panorama et chronologie, (Coll. Bibliothèque d’histoire du christianisme, 4), Paris, 1984.

F. LEBRUN (sous la direction de), Histoire des catholiques en France du 15° siècle à nos jours, Toulouse, 1980.

J. LE GOFF, R. RÉMOND (sous la direction de), Histoire de la France religieuse, Paris, 4 vol., 1988-1992.

Ph. LEVILLAIN (sous la direction de), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, 1994.

J. LOEW, M. MESLIN (sous la direction de), Histoire de l’Eglise par elle-même, Paris, 1978.

Ch. et L. PIETRI, A. VAUCHEZ, M. VENARD, J.-M. MAYEUR (sous la direction de), Histoire du christianisme, Paris, 1990...

L.-J. ROGIER, R. AUBERT, M.-D. KNOWLES (sous la direction de), Nouvelle Histoire de l’Eglise, Paris, 5 vol., 1963-1975.

 

Bibliographie sélective pour les dossiers :

 

 

1) Le Conciliarisme :

 

P. DE VOOGHT, "Les controverses sur les pouvoirs du concile et l'autorité du pape au concile de Constance, dans Revue théologique de Louvain, t. 1, 1970, p. 45-70.

P. DE VOOGHT, "Résultat de recherches récentes sur le Conciliarisme", dans Concilium, t. 64, 1971,

p. 137 - 140.

A. P. J. HEIJKNECHT, "Concile de Bâle, Aperçu des sources", dans R.H.E., t. 65, 1970 , p. 465 - 473.

M. PACAUT, La Théocratie, l'Eglise et le pouvoir au Moyen Âge, Paris, 1957.

 

 

2) L' Uniatisme :

 

C. CANNUYER, "Uniatisme", dans Catholicisme, t. 15, c. 455-483, Paris 1997.

J. HAJJAR, Les chrétiens uniates du Proche-Orient, Paris, 1962.

J. OSTROWSKI, "Brest (Union de)", dans D. H. G. E., t. 10, Paris, 1938, c. 615-618.

 

 

3) Le Gallicanisme et le droit de Régale:

 

Y. CONGAR, "Eglise et Etat”, dans Catholicisme, t. 3, Paris, 1952, c. 1430-1441.

Y. CONGAR, "Gallicanisme", dans Catholicisme, t. 4, Paris, 1956, c. 1731 - 1739.

R. DARRICAU, "Régale (droit de)", dans Catholicisme, t. 12, Paris, 1990, c. 642 - 644.

J. GAUDEMET, "Régale (droit de)", dans D.D.C., t. 7, Paris, 1965, c. 494 - 532.

A. LATREILLE, "Nonces apostoliques en France et Église gallicane sous Innocent XI", dans R.H.E.F., t. 41, 1946, p. 211.

A.-G. MARTIMORT, Le Gallicanisme, (Que sais-je, 1537), Paris, 1973.

V. MARTIN, Les origines du Gallicanisme, Paris, 1939, 2 vol.

G. MOLLAT, "Les origines du Gallicanisme parlementaire aux 14° et 15° siècles", dans R.H.E., t. 43, 1948, p. 90-147.

G. RESGAYER, "Un théologien gallican témoin de son temps", dans R.H.E.F., t. 72, p. 67.

 

 

4) La crise moderniste:

 

R. AUBERT, "Modernisme", dans Catholicisme, t. 9, c. 448-455, Paris, 1982.

A. BOLAND, "Modernisme", dans D.S., t. 10, c.1415-1439, Paris, 1980.

J. DELUMEAU (sous la direction de), L’historien et la foi, Paris, 1996.

E. POULAT, Critique et mystique autours de Loisy, Paris, 1984.

R. REMOND, “L’histoire religieuse en France au 20° siècle”, dans Vingtième siècle, 1988, p. 93-107.

J. RIVIERE, Le modernisme dans l'Eglise, Paris, 1929.

Collectif, L’histoire religieuse de la France, 19°-20° siècles. Problèmes et méthodes, Paris, 1975.

 

 

 

II  Sessions du Cycle commun : L’homme en quête de Dieu

 

 

 

Ancien Testament. La Parole de Dieu livrée à la lecture de son peuple.

(25 heures)

 

 

Professeur : Père Benoît Standaert, o.s.b.

Sint-Andriesabdij B-8200 Brugge (Belgique),

Tél : (00 32) 050/ 40 61 80 ; Fax (00 32) 050/ 40 61 92 ; e-mail: benoitstan@hotmail.com

 

 

Moine bénédictin, Ecole Biblique de Jérusalem, (1972-73), docteur en Ecriture Sainte (Nimègue, thèse sur St Marc. Composition et genre littéraire, 1978), professeur d’Ecriture Sainte et de Christologie à l’Institut Gaudium et Spes à Bruges (1973 à 1996) et à St Anselme (1992-1995).

 

Auteur de plusieurs livres d’exégèse et de spiritualité, notamment en néerlandais. En français : L’évangile selon Marc. Composition et genre littéraire, Bruges ²1983 ; L’évangile selon Marc. Commentaire (coll. Lire la bible 61), 1983, ²1993 ; Les trois colonnes du monde, Desclée, Paris 1991 ; Le P. Jacques Dupont, moine exégète. Au Carrefour des Ecritures, publié aux éditions de Saint André de Clerlande (B-1340 Ottignies) ; La Prière, Anne Sigier, Québec, 2002 ; L’espace Jésus. La foi pascale dans l'espace des religions, Lessius, Bruxelles, 2005 ; La crainte de Dieu, Anne Sigier, Québec, 2006 ; Sagesse du désert. 365 textes des Pères du désert, rassemblés par le Père Benoît Standaert, osb, éditions de Solesmes, Solesmes 2006, 286p. ; La sagesse comme art de vivre. Abécédaire de la vie spirituelle, Bayard, Paris 2009 ; Évangile selon Marc. Commentaire, Gabalda (3 vol.), Pendé, 2010.

 

 

Présentation :

 

 

Il s'agit d'un cours d'exégèse et de théologie biblique qui suppose connues les grandes articulations de l'Ancien Testament et l'histoire mouvementée des relations entre Dieu et son peuple élu. Ce cours n'est pas une initiation à l'Ancien Testament et il n'est pas non plus, à proprement parler, une introduction biblique.

Selon une méthode analogue à celle qui a été adoptée l'année dernière pour le cours du Nouveau Testament, on optera pour une relecture de certains passages clefs qui s'éclaireront mutuellement, d'où jaillira une compréhension approfondie de la Parole de Dieu agissant au sein de l'histoire du salut.

 

Pour ce cours, nous proposons quatre approches :

 

- La formation du canon du Premier Testament.

- La dialectique de l’histoire d’après les traditions bibliques.

- Pour une théologie de la révélation dans le Livre: Torah, Prophètes et Sagesse.

- La liturgie nous éduque: que lisons-nous dans la liturgie du Premier Testament ?

 

Par ces quatre approches nous espérons offrir autant de clefs de lecture pour entrer dans ce que nous avons coutume d’appeler l’Ancien Testament. Régulièrement nous signalerons les liens que tel ou tel livre entretient avec le recueil du Nouveau Testament. Le cours devrait introduire dans l’état de la question exégétique mais aussi offrir des biais capables de stimuler notre pratique de la lectio divina.

 

 

Bibliographie :

 

Pour un bon aperçu, voir G. Flor Serrano et L. Alonso Schökel, Petit vocabulaire des études bibliques, (trad. de l’espagnol, coll. Lire la Bible n°60), Cerf 1982, pp. 120-134.

Introduction critique à l’Ancien Testament, (éd. H. Cazelles), Tome 2, Desclée 1973.

E. Charpentier, Pour une première lecture de la Bible, Cahiers évangile n° 10, Cerf 1974.

E. Charpentier, Pour lire l’Ancien Testament, Cerf, 9e éd. 1980.

W. Harrington, Introduction à la Bible, (traduit de l’anglais), Seuil, 1971.

E. Jacob, Théologie de l’Ancien Testament, Neuchâtel 1955.

L.Monloubou, L’Ancien Testament, porte de l’Evangile, Centurion 1974.

R. Rendtorff, Introduction à l’Ancien Testament, (traduit de l’allemand), Cerf 1989.

Thomas Römer et alii (éd.), Introduction à l’Ancien Testament, (Le monde de la Bible n°49), Labor et Fides, 2004.

Jacques Vermeylen, Le Dieu de la promesse et le Dieu de l’alliance, (Lectio divina 126), Cerf, Paris 1986.

G. von Radt, Théologie de l’Ancien Testament, 3 vol., Genève 1963s.

 

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Théologie fondamentale : «La crédibilité de la Révélation de Dieu en Jésus-Christ»

(26 heures)

 

Professeur: Père Paul Favraux, s.j.

88, Rue des Atrébates, B-1040 Bruxelles Belgique

tél : (00 32) 2 739 34 66 ; e-mail : paul.favraux@fundp.ac.be

 

Né en 1944, entré dans la Compagnie  de Jésus en 1961, ordonné prêtre en 1974. Licence en philosophie à Louvain en 1969 avec un  mémoire sur Levinas. Doctorat en philosophie à Louvain-la-Neuve  en 1981 sur M. Blondel : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel. Professeur de sciences religieuses aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur (FUNDP) et de philosophie et théologie à l'Institut d’Etudes Théologiques à Bruxelles (IET).

 

Publications : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel, Le Sycomore, P. Lethielleux et P.U.N., Paris-Namur, 1987. Divers articles sur la philosophie de Blondel ; sur la philosophie de Bruaire ; Introduction à A. Chapelle, Anthropologie, Bruxelles, Lessius, 2007; Préface à A. Chapelle, Ontologie, Lessius, Collection IET, 2008. Deux articles sur la bioéthique, dans la Nouvelle Revue Théologique.

 

 

Présentation :

 

     La théologie fondamentale est en quelque sorte la théologie des frontières. C’est d’abord la théologie qui réfléchit sur ses propres fondements, c'est-à-dire sur la Révélation en ses deux canaux que sont les Ecritures et la Tradition.

 

     A ce titre, il appartient à la théologie fondamentale de traiter de la canonicité des Ecritures, de leur réception dans l’Eglise et de l’aspect normatif de ce canon scripturaire en lien avec la règle de foi ecclésiale et vivante. Comment donc s’articulent les relations entre les Ecritures, la Tradition et le Magistère ?

 

     Nous aurons à parler de l’inspiration des Ecritures et il nous faudra voir en quoi consiste cette inspiration. Comment concilier la Parole de Dieu et les paroles des hommes ? Les paroles contenues dans la Bible sont elles paroles d’hommes ou Parole de Dieu, ou les deux et en quel sens ? Et comment interpréter ce donné scripturaire ? L’herméneutique est un vaste domaine qui est du ressort de la théologie fondamentale.

 

     La théologie fondamentale aborde la question de la foi. Qu’est-ce que « croire » ? Quelle est la spécificité de l’acte de foi ? Comment, dans une réflexion croyante, peut-on concilier la foi, l’intelligence, l’agir et la liberté de l’homme ? Comment concilier la foi et la raison ?

 

     A travers plusieurs approches complémentaires, historiques, herméneutiques, anthropologiques, etc., nous aurons à réfléchir non seulement sur ce qu’est la théologie mais aussi sur ses rapports avec la philosophie, avec les sciences, avec le monde et ses différentes cultures, avec les autres religions ou avec l’incroyance.

 

     D’une certaine manière, la théologie fondamentale n’exclut aucun domaine de ses champs d’investigation mais sa façon d’aborder les réalités qui se présentent à elle est toujours multidisciplinaire en ce sens qu’elle est essentiellement une théologie en relation soit en se pensant elle-même soit en pensant la foi en regard des autres disciplines ou approches. Ne voulant pas se substituer aux autres approches historiques, philosophiques, théologiques, scientifiques qui ont chacune leur propre domaine, elle peut et doit néanmoins réfléchir sur les rapports entre la foi et chacune de ces réalités. Bref, aucun domaine n’est exclu d’un certain angle de vue croyante qui est précisément le propre de la théologie fondamentale.

 

 

Bibliographie :

 

Luis Alonso-Schökel, La Parole inspirée, Paris, 1971.

Maurice blondel, L’Action (1893), Lettre sur les exigences de la pensée contemporaine en matière d’apologétique (1896) , Histoire et Dogme (1904), dans Les premiers écrits de Maurice Blondel, , PUF, 1956

Albert chapelle, Herméneutique, Editions Lessius, Bruxelles, 2010

Collectif, Problèmes et perspectives de théologie fondamentale, Paris-Montréal, 1982.

Collectif, La révélation, Bruxelles, 1977.

Claude,  Le christianisme au risque de l’interprétation, Paris, 1983.

Jean Ladrière, L’articulation du sens, I et II, Paris, 1984.

René Latourelle, Théologie, science du salut, Paris, 1967.

Id., L’accès à Jésus par les Évangiles, Paris-Montréal, 1978.

Id., L’homme et ses problèmes dans la lumière du Christ, Tournai-Montréal, 1971.

Id., Le Christ et l’Église signes du salut, Tournai-Montréal, 1971.

Id., Miracles de Jésus et théologie du miracle, Montréal et Paris, 1986.

Jean radermaekers, Ouvrir le livre, (polycopié) IET, Bruxelles, 2000

Bernard Sesboüé, Pédagogie du Christ, Paris, 1996.

Hans Waldensfels, Manuel de théologie fondamentale, Paris, 1990.

 

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Théodicée : connaissance philosophique de Dieu

(16 heures)

 

 

Professeur: Père Paul Favraux, s.j.

88, Rue des Atrébates, B-1040 Bruxelles Belgique

tél : (00 32) 2 739 34 66 ; e-mail : paul.favraux@fundp.ac.be

 

Né en 1944, entré dans la Compagnie  de Jésus en 1961, ordonné prêtre en 1974. Licence en philosophie à Louvain en 1969 avec un  mémoire sur Levinas. Doctorat en philosophie à Louvain-la-Neuve  en 1981 sur M. Blondel : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel. Enseigne la philosophie  et les sciences religieuses aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP) de Namur et la philosophie à l'Institut d’Etudes Théologiques (IET) de Bruxelles.

 

Publications : Une philosophie du Médiateur : Maurice Blondel, Le Sycomore, P. Lethielleux et P.U.N., Paris-Namur, 1987. Divers articles sur la philosophie de Blondel ; sur la philosophie de Bruaire ; Introduction à A. Chapelle, Anthropologie, Bruxelles, Lessius, 2007; Introduction à A. Chapelle, Ontologie, à paraître prochainement chez Lessius. Deux articles sur la bioéthique, dans la Nouvelle Revue Théologique.

 

 

Présentation :

 

            Est-il possible d'affirmer Dieu philosophiquement ? Pour répondre à cette question, un parcours de l'histoire de la philosophie s'avère nécessaire. Mais la question se déplace tout autant : quel Dieu  et comment le concevoir ?

            Le cours commencera par un exposé de la mentalité grecque : en Grèce l'affirmation de Dieu est  plutôt une affirmation du divin. Un parcours de la philosophie grecque  passe nécessairement par Héraclite et Parménide, puis Platon et Aristote.

            Vient ensuite le choix de la pensée chrétienne pour la philosophie  (cf. J. Ratzinger, Foi chrétienne hier et aujourd'hui) : Denys, Augustin et Thomas d'Aquin . Ce dernier, revendique la constitution d'une philosophie autonome dans le champ de la théologie chrétienne. D'où le problème de la philosophie chrétienne et de l'articulation philosophie-théologie.

            Un parcours de la philosophie moderne (Descartes, Spinoza, Kant, Hegel) en dévoile la différence par rapport à la synthèse thomiste. Le cours s'achève par une présentation de la question de Dieu chez M. Blondel et C. Bruaire.

 

 

Bibliographie :

 

J. Ratzinger, Foi chrétienne hier et aujourd'hui, Mame, 1976

Polycopié d'un cours de S. Decloux, Eegenhoven-Louvain, 1963

P. Piret, L'Affirmation de Dieu  dans la tradition philosophique, Editions Lessius, Bruxelles 1998.

C. Bruaire, - Le Droit de Dieu, Paris, Aubier-Montaigne, 1974

                  - L'Être et l'Esprit, Epiméthée, ...

 

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Histoire des religions et Histoire du Salut.

(12 heures)

 

Professeur: Père Alain Feuvrier, s.j.

- Centre Sèvres, 35 bis, Rue de Sèvres, 75006 Paris

Fax (Centre Sèvres) : 01 45 44 32 06

 - « La Baume », Chemin de la Blaque, 13090 Aix en Provence

Tel : 06 88 11 99 12

e-mail : alain.feuvrier@jesuites.com

 

Doctorat en Psychologie sociale (Nice en 1984), Maîtrise de Lettres Classiques (La notion de Respect chez Kant, Paris IV en 1971), Diplôme d’Etudes Arabes (PISAI Rome en 1986). Curé de la paroisse Saint-Michel, à Tlemcen, Algérie (1986-1993), Supérieur de la Communauté jésuite d’Oranie (1991-1993), Documentaliste archiviste et Enseignant au sein du Centre Culturel Français et de l’Université de Tlemcen. De 1994 à 2002, à Aix-en-Provence, Tuteur en théologie (en lien avec la Faculté Catholique de Lyon ; de 2002 à 2009, Directeur de la Formation de Formateurs Religieux ; 2009-2010 : donne les Exercices Spirituels au Centre Spirituel « Le Châtelard » à Francheville – Lyon ; 2010-2011 : année sabbatique au Canada ; depuis septembre 2011, à Aix en Provence : donne les Exercices Spirituels, « Enseignant invité » au Centre Sèvres (islamologie) Paris.

 

Présentation :

 

Dans un premier temps, on s’attachera à présenter « la théologie des religions » ; à cet effet, on partira des textes du Concile Vatican II et des textes pontificaux d’une part ; on présentera de façon succincte les données actuelles concernant la théologie des religions, d’autre part.

            La question des religions a rebondi à l’époque moderne, sous l’influence des sciences religieuses. Il est possible de mieux comprendre les diverses orientations de la théologie contemporaine et d’une évaluation des principales prises de positions.  

            A titre d’exemple privilégié, on abordera, dans un deuxième temps, quelques questions posées par la religion musulmane.

A cet effet, on étudiera quelques concept-clés de la première sourate du Coran (sourate « Fâtiha ») 

On présentera quelques paradoxes entre les deux religions.

On étudiera « les pratiques » de l’islam.

On s’intéressera à quelques aspects de la mystique musulmane

Une présentation de l’islam contemporain (par le biais du mouvement dit des « Frères musulmans ») permettra de saisir les enjeux actuels de la pensée musulmane.

En conclusion, on proposera quelques jalons pour une rencontre signifiante entre islam et christianisme : « rencontrer l’islam au miroir du christianisme ». Ce programme est susceptible de modifications.

 

 

Bibliographie :

 

 

1) Bibliographie élémentaire en islamologie :

 

            Pour profiter au mieux du cours d’initiation à l’islamologie, voici quelques titres de lecture fondamentale; cette bibliographie n'est pas exhaustive; Ces titres peuvent aider une meilleure compréhension de l’islam.

            Voici, par exemple, un tout petit fascicule remarquable: en quelques pages, vous avez l'essentiel: c'est clair, c'est précis, on est comblé, on a envie d'y revenir, on aimerait l'avoir écrit: il s'agit de : Que penser de…? L'Islam de Henri Sanson : (47 pages!) Aux éditions Fidélité, rue de Bruxelles, 61, B - 5000 Namur, 1993.

Ce fascicule vient d’être réédité sous le titre : Intelligence du christianisme au miroir de l’islam dans : Chrétiens Musulmans : l’audace de la rencontre, Cahier de Meylan (15, chemin de la Carronnerie, 38 246 Meylan Cedex). Au texte de Henri Sanson sont joints deux textes : d’une part, L’Eglise, sacrement de la catholicité, de J.-L. Brunin, d’autre part, la Déclaration des évêques de France à Lourdes, en novembre 1998, intitulée : Catholiques et Musulmans, un chemin de rencontre et de dialogue. Ces deux textes sont encore d’actualité ; Bien sûr, on peut lire d'autres ouvrages du Père Sanson : Christianisme au miroir de l'islam, Paris, Centurion, 1990.

            Les "Que sais-je" en islamologie sont à recommander: on pense à celui de Dominique Sourdel: L'islam, PUF, "QSJ?" n° 355 ; à celui de Ali Mérad : L'islam contemporain, n° 2195 ; enfin  à celui de Mohammed Arkoun : La pensée arabe, QSJ n° 915.

            Le Pour connaître l'islam de Jacques Jomier est une mine de renseignements, avec le regard incomparable d'un éminent spécialiste, Cerf, 1988, (193 pages!); tous les autres "Jomier" sont de la même qualité, bien sûr.

            Que ceux d'entre vous qui auraient dans leur bibliothèque le livre de Jean Mohammed Abd-el-Jalil Aspects intérieurs de l’islam, le lisent avec respect : il est introuvable et c'est excellent! Mais on peut aussi lire, du même: L'islam et nous, éd. du Cerf, Foi vivante n° 268 (128 pages!)

            Pour ceux qui veulent Rencontrer l'islam…tout simplement, l'ouvrage de Jean-Luc Brunin est bien fait (180 pages!) Editions de l'atelier, 1993.

            Quant à ceux qui apprécient la collection "La vie quotidienne", qu'ils consultent l'ouvrage de Slimane Zeghidour La vie quotidienne à la Mecque de Mahomet à nos jours; c'est bourré de renseignements suggestifs, mais il faut lire 445 pages!, éd. Hachette, 1989.

            Le quotidien « La Croix » donne régulièrement de bons dossiers sur l’islam.

Finalement, si vous me demandez quelles sont mes lectures de référence, je répondrai ceci: d'un côté, j’aime consulter méthodiquement le petit chef d'œuvre de Louis Gardet : l'Islam, religion et communauté, DDB, col "Foi vivante" (496 pages) : C'est excellent pour entrer dans une manière musulmane de comprendre l'islam; d'un autre côté, je ne résiste pas à la tentation de relire, en discontinu, les Lettres et messages d'Algérie de Pierre Claverie, éd. Karthala, 1996, 222 pages : j'y retrouve la réflexion percutante d'un homme qui a travaillé inlassablement à faire naître un vrai "dialogue" entre musulmans et chrétiens, la réflexion d'un homme pour qui l'essentiel n'est pas d'affirmer une vérité transcendantale mais "de la réaliser dans des êtres de chair et de sang, de la faire…".

La biographie de Pierre Claverie, écrite par Jean Jacques Pérennès (Seuil) eest excellente.

Vous aurez tous vu le film de Xavier Beauvois : Des hommes et de dieux

            Doit-on conseiller une lecture systématique du Coran? Lecture austère s'il en est pour un non musulman! Mais vous ne perdrez pas votre temps en lisant l'introduction de la Traduction du Coran par Denise Masson ; vous pourrez même vous aider des "notes clés" pour commencer une lecture de quelques versets de telle ou telle sourate, en fonction d'un thème précis qui vous intéresse (coll. Folio Gallimard, 1233-1234).

            Le petit livre de Michel Cuypers et Geneviève Gobillot : Le Coran, Ed. Cavalier bleu, 2007, est excellent pour comprendre la structuration du Livre.

 

2) Autres pistes bibliographiques :

 

a) Pour la théologie des religions :

 

Claude GEFFRE, De Babel à Pentecôte : Essai de théologie interreligieuse, Cerf, 2006.

Geneviève COMEAU, Grâce à l’autre, L’Atelier, 2004

Geneviève COMEAU, Le dialogue interreligieux, Fidélité Namur, 2008.

Jacques Dupuis, s.j., Jésus-Christ à la rencontre des religions (Coll. Jésus et Jésus-Christ, 39), Desclée, 1989.

Jean Marc AVELINE, L’enjeu christologique en théologie des religions, Cerf, 2003.

Julien Ries, Les chrétiens parmi les religions, t.5 du manuel de Théologie : Le Christianisme et la foi Chrétienne, Desclée, 1987.

Michel Fédou, Les religions selon la foi chrétienne, Cerf, 1996.

 

b) Pour les religions asiatiques en général :

 

Jacques-Albert Cuttat, Expérience chrétienne et spiritualité orientale, (Coll. Foi Vivante, 56), DDB, 1967.

Joseph Masson, Mystique d’Asie, DDB, 1992.

René Girault, Les religions orientales, Plon/Mame, 1995.

 

Pour l’Hindouisme :

 

R. De Smet, J. Neuner, La quête de l’éternel, approches chrétiennes de l’hindouisme, DDB, 1967.

Mircea Eliade, Le Yoga, Immortalité et liberté, (Coll. Petite bibliothèque Payot, 325) (s.a.)

Pascal Thomas, La réincarnation, oui ou non ?, Le centurion, 1987. (Réédité par Droguet-Ardant en 1991, sous le titre : Renaissance, réincarnation et résurrection)

 

Pour le bouddhisme :

 

Paul MAGNIN, Bouddhisme, unité et diversité, Cerf, 2003.

Walpola Rahula, L’enseignement du Bouddha d’après les textes les plus anciens, (Coll. Sagesses, 13), Seuil, 1977.

Dennis Gira, Comprendre le bouddhisme, Le Centurion, 1989. (Réédité récemment en livre de poche)

Peter Harvey, Le Bouddhisme, Enseignements, histoire, pratiques, Seuil, 1993.

 

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Anthropologie Théologique : Lhomme en Christ.

(26 heures)

 

 

Professeur : Père Gérard LE STANG.

Evêché. 3, rue de Rosmadec. 29018 QUIMPER.

Tél : 02 98 55 34 47 ou 06 72 73 33 05  gerardlestang@neuf.fr

 

 

Prêtre du diocèse de Quimper et Léon, depuis 1990. Licencié  en théologie dogmatique à Rome à l’Université Grégorienne. Ministères en paroisse à Brest, Quimper, en mouvement de jeunes (MEJ) et aumôneries. Directeur puis recteur du séminaire Saint-Yves à Rennes. Enseignement au séminaire, au STIM, et dans les diocèses bretons: christologie et Trinité, anthropologie théologique, et théologie du ministère de prêtre. Depuis 2009, est vicaire général de son diocèse.

 

 

Présentation :

 

Tu nous as faits pour toi, Seigneur.”

Dans la lumière du mystère de Jésus-Christ Sauveur, il s’agit d’approfondir la conception chrétienne de l’homme dans une recherche théologique articulant une réflexion sur la création, la vocation humaine et son accomplissement ultime.

L’anthropologie chrétienne intègre, en effet, traditionnellement trois domaines dans sa réflexion: la réflexion sur l’homme créé et sauvé, par grâce, en Jésus-Christ et dans l’Esprit Saint, la théologie de la création et l’eschatologie.  La venue du Christ dans la condition humaine consacre et déchiffre le projet créateur et rédempteur de Dieu, et ouvre vers les temps de l’accomplissement.  En Christ, toute la réalité de l’homme et du monde trouve son sens et la simple possibilité d’être exprimée. L’homme se découvre à la fois comme énigme et mystère, image de Dieu, image blessée certes par le mal et le péché, mais aussi image guérie et appelée à la gloire.

 

Bibliographie :

 

1)      Quelques pistes générales :

 

AUGUSTIN,  Confessions,  éditions multiples !

BALTHASAR, Hans Urs von, Dieu et l’homme aujourd’hui, Cerf, 1965.

BARTHÉLÉMY, D. Dieu et son image. ébauche d’une théologie biblique, Cerf, 1963.

BEAUCHAMP, Paul, Création et séparation.étude exégétique de Gen 1, Paris, 1969.

DAGENS, Claude,  L’homme renouvelé par Dieu, DDB.-Bellarmin, 1978, 144 p.

DE MOULINS-BEAUFORT Eric Anthropologie et mystique selon Henri de Lubac. « L’esprit de l’homme » ou la présence de Dieu en l’homme. Etudes Lubaciennes III. Cerf. Paris 2003.

EYT, Pierre, L’avenir de l’homme, Desclée, 233 p.

GESCHÉ, Adolphe, L’homme, Cerf, 1993, 160 p.

GESCHÉ, Adolphe,  Le mal,  Cerf, 1993.

GESCHÉ, Adolphe, La destinée,  Cerf, 1995.

GESCHÉ, Adolphe, Le cosmos, Cerf, 1994.

GESCHE, Adolphe, Le Christ, Cerf, 2001.

GRELOT, Pierre., “Homme, qui es-tu ?”, Cahiers Evangile  4, 1973.

HAMMAN, A.-H. , L’homme image de Dieu. Essai d’une anthropologie chrétienne dans l’Eglise des cinq premiers siècles, Paris, Desclée, 1984.

KEHL Médard « Et Dieu vit que cela était bon » Une théologie de la création. Cerf. Paris. 2008.

LADARIA Luis Antropologia teologica Ed Università Gregoriana/Piemme. Roma. 1986.

MALDAME Jean-Michel Création et providence. Bible, science, philosophie. Cerf. Paris. 2006.

MALDAME Jean-Michel le péché originel.Foi chrétienne, Bible et Métaphysique. Cerf. Paris.2008.

NEUSCH, Marcel, Les chrétiens et leur vision de l’homme, Desclée, Paris, 1985, 304 p.

RAHNER, Karl, Traité fondamental de la foi,. Centurion, Paris, 19831, 517 p.

SESBOUE/LADARIA,  L’homme et son salut, dans Histoire des dogmes, vol. 2, 1996.

 

2) Bibliographie concernant l’eschatologie

 

BENOIT XVI Encyclique Spe Salvi. 2008.

BALTHASAR, Hans Urs von, Espérer pour tous ?, Desclée, 1988.

BOURGEOIS, Henri, L’Espérance mantenant et toujours, Desclée, Paris, 1985.

Commission théologique internationale. “Quelques questions actuelles concernant l’eschatologie”, dans la Documentation catholique, 4 avril 1993.

DURWELL, François-Xavier, Le Christ, l’homme et la mort, Médiaspaul, 1991.

DURWELL, François-Xavier, Regards chrétiens sur l’au-delà, Médiaspaul, 1994.

MOLTMANN, Jürgen, Théologie de l’Espérance, coll. Cogitatio Fidei, Cerf-Mame, 1970.

PERROT, C. ; ABECASSIS, A. ; SEGUY, J. ; LABARRIERE, P-J ; SESBOUE, B. , Le retour du Christ, Publ. Fac. Univ. Saint Louis, Bruxelles, 1983.

RATZINGER, Joseph, La mort et l’au-delà, Fayard, 1994.

SHÖNBORN, Christophe, La vie éternelle, Mame, 1992.

 

 

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STIM ...

Studium Théologique

Inter-Monastères

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Cycle commun

 

 


 Le 27 juin 2012

 

 

 

Programme des trois années

 

La révélation de Dieu et de l’homme en Jésus-Christ

 

Session propédeutique


Méthodologie et articulation théologique

Père Joël Letellier, o.s.b. (8 heures)

 

Chronologie d’histoire de l’Eglise

Frère Jean-Louis Verstrepen, o.s.b. (12 heures)

 


Première année : Jésus, le Christ.

 

Nouveau Testament. «Le Christ, accomplissement des Ecritures» 

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1998-99 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

 

Dieu Trinité et le Mystère du Christ

Père Bernard Sesboüé, s.j. et Père François-Marie Humann, o. praem. (40 heures)

 (anciens professeurs pour les années 1998-1999 :

Père Jean-Pierre Batut (dioc.) ; 2001-2008 ; P. Gérard Le Stang, dioc.)

 

 

Perspectives sur l’histoire de la philosophie.

M. Bernard Obellianne (25 heures)

(anciens professeurs pour les années 1998-99 et 2001-02 :

Père Robert Jordens ; 2004-05 : P. Hubert Jacobs,s.j.)

 

 

Métaphysique : réflexion sur l’Etre (l’un, le vrai, le beau, le bien).

Père Paul Favraux, s.j. (14 heures)

(ancien professeur pour les années 1998-99, 2001-02 et 2004-05 : Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Deuxième année : L’homme en quête de Dieu

 

Ancien Testament. Le peuple de Dieu et l’histoire du Salut.

Père Benoît Standaert, o.s.b. (25 heures)

(ancien professeur pour l'année 1999-2000 : Père Jean Brière (), p.s.s.)

 

Théologie fondamentale : «La crédibilité de la Révélation de Dieu en Jésus-Christ»

Père Paul Favraux, s.j. (26 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03, 2005-06, 2008-09 :

Père Joseph-Marie Verlinde)

 

Théodicée : Connaissance philosophique de Dieu.

Père Paul Favraux, s.j. (10 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000, 2002-03 et 2005-06 :

Père Hubert Jacobs, s.j.)

 

 

Histoire des religions et Histoire du Salut.

Père Alain Feuvrier, s.j. (12 heures)

 

 

Anthropologie Théologique : L’homme, son origine, sa destinée.

Père Gérard Le Stang (26 heures)

(ancien professeur pour l’année 1999-2000 : Mgr Hervé Renaudin ()

 

 

Troisième année : La vie selon le Christ

 

Théologie patristique : la tradition vivante chez les Pères, lecteurs de l’Ecriture.

Mlle Mariette Canévet (18 heures)

(ancien professeur pour les années 1999-2000 et 2003-2004 :

Père Irénée Rigolot, o.c.s.o.)

 

 

Le mystère de l’Eglise.

Père François Daguet, o.p. (25 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 :

Père Benoît-Dominique de La Soujeole, o.p.)

 

 

Anthropologie philosophique : réflexion biblique et philosophique sur l’homme.

Mme Anne-Marie Pelletier (19 heures)

(ancien professeur pour l’année 2000-01 : Père Robert Jordens )

 

 

Théologie morale fondamentale : l’agir humain.

Soeur Véronique Margron, o.p. (18 heures)

 

Théologie sacramentaire : baptême, eucharistie et réconciliation.

 

Père Michel Mallèvre, o.p. (20 heures)

(anciens professeurs : Mgr Patrick Chauvet (2000-01),

Père B.-D. de La Soujeole,o.p. et Père D. Barré, o.p. (2003-04).

 

 

Directeur du STIM : P. Joël Letellier (Ligugé)

Secrétariat : P. Marie-Bruno Chabod (Acey)

 

 

 


Présentation pour l’année 2012-2013


 

 

Session propédeutique du Parcours préparatoire

 

 

 

Méthodologie et articulation théologique

(8 heures)

 

 

Professeur : P. Joël Letellier, o.s.b.

Abbaye Saint-Martin, 86240 Ligugé,

tél. : 05 49 55 72 94 ou 05 49 55 21 12 ; fax : 05 49 55 72 94

e-mail : letellierliguge@gmail.com 

 

Maîtrise en théologie et en sciences patristiques, diplômé de l’Institut Patristique de Rome. Entré à l’abbaye de Fontenelle en 1974, maître des novices pendant treize ans et professeur de théologie patristique au Studium du monastère. Envoyé à Ligugé en 2003, participe à l’accueil spirituel comme hôtelier. Directeur du STIM depuis sa fondation en 1997, Assistant religieux pour la Fédération Française des Bénédictines du Saint-Sacrement, intervenant pour des colloques, sessions et retraites, a  publié dans le domaine de la patristique, du monachisme et de la spiritualité du 17ème siècle.

 

Quelques contributions : Le thème du voile de Moïse chez Origène, dans la Revue des Sciences religieuses, 62/1 (1988) p. 14-26 ; Le Logos chez Origène, dans la Revue des Sciences philosophiques et théologiques, RSPT, 75/4 (1991) p. 587-612 ; Le cœur pur chez les Pères du désert, dans La Vie Spirituelle, VS, 701, t. 146 (1992) p. 453-481 ; Origène, « homme de l’Eglise », dans Le Monde copte, 20 (1992) p. 63-69 ; L’Urbs monastica, du Locus terribilis à la Visio pacis, dans Collectanea Cisterciensia, 56 (1994) p. 291-314 ; Tradition orale et mémorisation des Ecritures. Première auditio-lectio divina chrétienne, dans RSPT, 79 (1995) p. 601-614 ; Collectif, Catherine de Bar (1614-1698), Téqui, Paris, 1998, p. 11-95 ; Le contact avec la Parole de Dieu : force de guérison et de salut, dans l’œuvre d’Origène, dans VS, 741, t. 155 (2001) p. 625-648 ; Collectif, Jeanne de France et l’Annonciade, Cerf, Paris, 2004, p. 329-384 ; Aderire a Dio. Catherine Mectilde de Bar, Glossa, Milan, 2006 ; Formazione e trasmissione, dans Ora et Labora (Milano)  T. LXVII / 1 (2012) p. 47-92.

 

 

Présentation :

 

     L’objet de ce cours de propédeutique est double. Il entend tout d’abord se présenter comme une introduction au cycle du STIM mettant en valeur la spécificité de cet enseignement et indiquant la genèse de ce projet ainsi qu’une vue d’ensemble de son déroulement.

     Le premier aspect est méthodologique. Le second a pour intention de faire ressortir l’articulation théologique qui distingue et unit en même temps chacune des matières enseignées.

 

     Méthodologie

 

     Une des premières questions qui se pose est celle de la façon de prendre des notes, de tirer profit de la lecture d’un livre ou d’un cours. Quelle est l’optique de travail dans laquelle s’inscrit notre recherche ? Faut-il « tout » prendre en notes ? Faut-il recopier, reproduire ou faut-il reformuler, résumer, synthétiser ? Comment ensuite s’y retrouver dans ses notes ou fiches de lecture et comment en tirer le meilleur parti ? Quelle part accorder à l’enregistrement ou à la numérisation de données ?

 

     Parmi les préoccupations immédiates de tout étudiant qui est inscrit au Parcours préparatoire au STIM se trouve la rédaction d’une dissertation d’une dizaine de pages. Pour cette première rédaction, comme pour celles qui suivront au rythme de deux par année, plusieurs sujets sont proposés. Là, commence déjà le bon choix à faire. Quels peuvent être les critères de discernement ? Ensuite, comment rassembler quelques documents et laisser mûrir le propos. Comment susciter une problématique et se préparer à y répondre ? Comment jeter les bases d’un bon plan qui pourra peut-être connaître des améliorations successives ? Comment rédiger sans se décourager ni au contraire s’emballer ? Comment articuler sa pensée, assurer une progression sans perdre de vue ce qui est demandé par le sujet choisi ? Il y a le fond et il y a la forme. La mise en forme est révélatrice d’une clarté de l’esprit, d’une maîtrise dans le travail. Il faut apprendre à présenter un travail, à le rendre agréable à lire et à respecter les normes demandées. On aura soin de rédiger convenablement les notes de bas de page en tenant compte de la rigueur typographique. Ce sera aussi le cas pour l’élaboration de la bibliographie qui sera présentée en fin de dissertation.

 

     Nous échangerons aussi sur la façon de travailler au cours de l’année, pendant et entre les sessions, sur les travaux dirigés avec l’aide du tuteur, sur la façon de rendre compte de ces travaux et des lectures, sur la façon de rédiger une évaluation de fin d’année. Evidemment, nous aborderons la question des examens, leur rôle, leur déroulement et la meilleure manière de s’y préparer.

 

     Articulation théologique

 

     Sous cette expression, nous entendons prendre en compte les données de la foi en lien avec les exigences de la raison humaine qui cherche, selon les capacités de chacun, à mieux recevoir, comprendre et interpréter la Parole de Dieu intervenant dans l’histoire. Comment donc discerner et accueillir la Révélation de Dieu ? Où et comment se transmet et s’actualise cette Présence agissante de Dieu dans l’histoire des hommes ? Quelle est la place et l’interaction des Ecritures et de la Tradition ecclésiale ? Comment s’articule la foi du croyant et la démarche de l’esprit humain qui cherche à comprendre ? Quelle peut être en définitive la cohérence d’une démarche théologique ?

 

     Le but de cette approche propédeutique n’est pas tant de répondre à toutes ces questions que de poser la problématique et de jeter les bases d’une intelligence de la foi. Ceci aussi pour favoriser une meilleure réception de l’enseignement qui est donné dans le cadre d’un parcours théologique qui inclut un certain nombre de réflexions d’ordre philosophique, biblique, historique, théologique, spirituel, éthique, pratique et œcuménique.

 

     Nous tenterons de montrer, à travers la diversité des approches et des disciplines abordées, la cohérence d’un parcours théologique tel que peut le présenter un organisme de formation comme le STIM. Il est important de situer chaque approche dans la spécificité qui lui est propre et d’en percevoir les frontières mais aussi de mettre chacune d’entre elles en connexion avec les autres. Les branches du savoir théologique peuvent être nombreuses, elles sont toutes au service de l’unité du mystère de la foi.

 

     C’est ainsi que nous nous efforcerons de mieux prendre en compte :

-    la dimension historique dans laquelle s’inscrit l’économie du Salut,

-    l’approche philosophique qui sur le seul plan de la raison manifeste une quête de sens et de sagesse,

-    l’exégèse qui nous donne à lire les Ecritures,

-    la théologie fondamentale qui interprète le donné scripturaire à la lumière de la Tradition et qui se penche sur le rapport entre foi et raison au cours de l’histoire et dans notre monde d’aujourd’hui,

-    la théologie dogmatique qui réfléchit sur le mystère de Dieu trine et un, sur le mystère de la personne du Christ, sur l’Eglise et sur la grâce,

-    la théologie sacramentaire qui s’efforce de mieux saisir la dispensation des mystères dans la vie du chrétien,

-    la théologie morale qui fait porter ses réflexions sur l’agir humain transfiguré par le mystère du Christ,

-    l’approche liturgique et spirituelle qui rend manifeste la vie du chrétien en Eglise,

-    la théologie pratique ainsi que le sens missionnaire et œcuménique qui s’ouvre aux dimensions du monde.

 

     Nous prendrons acte de l’intense effort de réflexion théologique qui se développa tout au long du XXème siècle avec des penseurs et théologiens de haut niveau. Le renouveau biblique, patristique et liturgique contribua largement à l’élaboration des textes majeurs de Vatican II. Le concile marqua pour une part un point d’aboutissement et suscita en même temps un nouveau point de départ communiquant à l’Eglise entière une nouvelle impulsion dans la compréhension du mystère chrétien, dans l’annonce de la foi et dans l’ouverture au monde. Désormais, l’intériorité d’une authentique vie chrétienne ne peut qu’aller de pair avec le sens du dialogue interconfessionnel et œcuménique dans un monde en quête de paix et de sens.

 

 

 

Chronologie d’Histoire de l’Eglise

(12 heures)

 

Professeur : Fr. Jean-Louis Verstrepen, o.s.b.

Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire, 89 630 Saint-Léger-Vauban,

tél. : 03 86 33 19 20 ; fax : 03 86 32 22 33 ; e-mail : info@abbaye-pierrequivire.asso.fr

 

Licence de théologie (Institut Catholique de Paris). Diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, section Histoire et Philologie. Professeur d’Histoire de l’Eglise au Studium de son monastère depuis 1992 et actuellement maître des novices. A publié notamment : "Origine et instauration des Quatre-Temps à Rome", dans Revue Bénédictine, T. 103, n° 3-4, 1993 ; "Raban Maur et le judaïsme dans son Commentaire sure les quatre Livres des Rois", dans Revue Mabillon, Nouvelle série, 7, (t. 68), 1996.

 

 

Présentation :

 

     Ces douze heures de session visent à parcourir l'histoire de l'Eglise depuis ses origines jusqu'à l'élection du pape Jean-Paul II.

     Le parcours se fait sous forme d'un survol des grands événements de l'histoire de l'Eglise alterné avec l'étude plus approfondie de dossiers bien situés chronologiquement et insérés dans le parcours global.

     Le but consiste à donner à la fois une certaine vision d'ensemble et quelques notions plus précises sur divers défis qui se sont posés à l'Eglise au cours des deux millénaires de son existence.

     Ce parcours ne se veut pas systématique, il cherche plutôt à éveiller à un questionnement réaliste sur l'histoire de l'Église afin d'y voir la présence du Christ à ses côtés malgré les déficiences, parfois lourdes, de ses membres. Il s'agit de porter un regard sur le passé de l'Eglise afin de mieux comprendre son présent et de nous tourner vers l'avenir avec confiance mais aussi conscients des tentations et des crises qui peuvent menacer les différentes Églises chrétiennes. Cette démarche s'insère dans le souci du Saint Père de revisiter l'histoire de l'Église catholique pour en voir les richesses mais aussi demander pardon pour toutes les infidélités au message de l'Evangile.

 

Après une introduction qui vise à ouvrir l’étudiant à la dimension véritablement théologique et spirituelle de cette discipline qu’est l’histoire de l’Église, nous étudierons plus spécialement cette année les dossiers suivants :

-   Les persécutions de chrétiens dans l’Empire romain.

-   Les invasions barbares, un tournant pour l’Eglise et l’Europe.

-   L’inquisition : mythes et réalité.

-   La Réforme protestante, une surprise ?

-   La Révolution de 1789 : l’Eglise catholique dans la tourmente.

 

 

Bibliographie :

 

Cette bibliographie n'est pas exhaustive. A côté d'ouvrages récents permettant de se constituer une bibliographie à jour, on trouvera des ouvrages plus anciens mais toujours d'actualité pour les dossiers traités. Une bibliographie plus approfondie peut être établie à partir des ouvrages ou articles renseignés ci-dessous.

 

Ouvrages généraux et encyclopédies :

 

G. ALBERIGO, Les conciles œcuméniques, Paris, 1994, 3 tomes.

A. BAUDRILLARD, A. VOGT, U. ROUZIES, Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris, 1909...

G. CHOLVY, Y.-M. HILAIRE, Histoire religieuse de la France contemporaine, Toulouse, 1985-1988.

Collectif, Catholicisme : Hier, Aujourd’hui, Demain, Paris, 1948...

Collectif, Dictionnaire de spiritualité, 17 tomes + table générale, Paris, 1932-1995.

J. COMBY, Pour lire l’histoire de l’Église, 2 tomes, Paris, 1986.

A. FLICHE, V. MARTIN (sous la direction de), Histoire de l’Eglise depuis les origines jusqu’à nos jours, 21 vol., Paris, 1938-1964 (inachevée).

R. FRÖHLICH, Histoire de l’Eglise : Panorama et chronologie, (Coll. Bibliothèque d’histoire du christianisme, 4), Paris, 1984.

F. LEBRUN (sous la direction de), Histoire des catholiques en France du 15° siècle à nos jours, Toulouse, 1980.

J. LE GOFF, R. RÉMOND (sous la direction de), Histoire de la France religieuse, Paris, 4 vol., 1988-1992.

Ph. LEVILLAIN (sous la direction de), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, 1994.

J. LOEW, M. MESLIN (sous la direction de), Histoire de l’Eglise par elle-même, Paris, 1978.

Ch. et L. PIETRI, A. VAUCHEZ, M. VENARD, J.-M. MAYEUR (sous la direction de), Histoire du christianisme, Paris, 1990...

L.-J. ROGIER, R. AUBERT, M.-D. KNOWLES (sous la direction de), Nouvelle Histoire de l’Eglise, Paris, 5 vol., 1963-1975.

 

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Sessions du Cycle commun : La vie selon le Christ

 

 

 

Le mystère de l’Église.

 (25 heures)

Professeur : P. François Daguet, o.p.

Couvent Saint Thomas d'Aquin

1, impasse Lacordaire

31000 Toulouse Cedex 4

05 62 17 31 79; e-mail : fdaguet@gmail.com

 

Le P. François Daguet est né en 1957. Il entre dans la vie religieuse après des études en sciences politiques et administratives, et plusieurs années passées dans la Fonction publique de l’État.  Docteur en théologie de l’Université de Fribourg, Directeur de l’Institut Saint-Thomas d’Aquin, il est professeur au Studium des Dominicains de Toulouse et à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse.

 

Présentation :

 

Le cours d’ecclésiologie dispensé sera centré sur l’Église-mystère. Le renouveau de l’ecclésiologie depuis 120 ans, qui accompagne celui de la patrologie et aboutit à redécouvrir l’Église dans le dessein de Dieu, permet de dépasser le champ des controverses où elle se tenait depuis la Réforme. Cette approche d’économie divine est celle de Vatican II et du magistère contemporain, celle notamment du Catéchisme de l’Église catholique. Elle aide à saisir l’Église comme étant à la fois l’objet du dessein de Dieu et le moyen de sa réalisation (CEC 778).

 

Une part significative de l’enseignement sera consacrée aux sources, à savoir l’Écriture lue dans la Tradition, et le Magistère. L’importance  du concile Vatican II conduit à une étude conséquente de la Constitution dogmatique Lumen Gentium. Les questions théologiques essentielles seront traitées en un second temps. On apportera les éléments fondamentaux sur certains sujets importants qui ne pourront être traités de façon exhaustive, comme l’œcuménisme et le rapport aux religions non chrétiennes.

 

Plan du cours

 

            INTRODUCTION : Éléments d’histoire de l’ecclésiologie

           

I  SOURCES

A – Les analogies de l’Église dans l’Écriture lue dans la Tradition

-  L’Église – peuple de Dieu

-  L’Église – corps et épouse du Christ

-  L’Église – temple du Saint Esprit

B – Le mystère de l’Église dans le Magistère

-  Avant Vatican II

-  Vatican II : Lumen Gentium

-  Après Vatican II

 

II  THEOLOGIE DU MYSTERE DE L’EGLISE

A – La sacramentalité de l’Eglise

-  Mysterium et sacramentum

-  L’Église comme sacrement

B – L’Église eucharistique

-  L’Eucharistie « fait » l’Église

-  Compléments

C – L’Église comme communion

-  Fondements scripturaires

-  Analyse théologique

 

CONCLUSION

Bibliographie :

 

            Nous indiquons ici quelques ouvrages de base ; d’autres précisions seront données lors des sessions. D’une façon générale, tous les ouvrages antérieurs à Vatican II doivent être relus dans la lumière des enseignements du Concile. Les textes de Vatican II et le Catéchisme de l’Église catholique sont fondamentaux.

 

Dictionnaires

 

   - Dictionnaire biblique (Kittel) ; l’article de K. Schmidt sur l’Eglise a fait l’objet d’une publication séparée : Ed. Labor et fides, Genève, 1967 ;

   -  Dictionnaire de théologie catholique (DTC) ; ancien ;

   -  Encyclopédie « Catholicisme » ; à noter en particulier les articles du P. Francis Frost ;

   -  Vocabulaire de théologie biblique (VTB), 1981 ;

 

            Théologie biblique de l’Église

 

   -  L. Cerfaux, La théologie de l’Église selon S. Paul, Paris, 1965 ;

   -  J. Guillet, Entre Jésus et l’Église, Paris, 1985 ;

   -  R. Schnackenburg, l’Église dans le Nouveau Testament, Paris, 1964 ;

 

            Patrologie

 

   -  G. Bardy, La théologie de l’Église de saint Clément à saint Irénée, Paris, 1945 ;

                       La théologie de l’Église de saint Irénée au concile de Nicée, Paris, 1947;

-  J. N. D. Kelly, Initiation à la doctrine des Pères de l’Église, Paris, 1968, p. 199-231 pour l’époque anténicéenne et p. 411-430 pour l’époque de Nicée à Chalcédoine ;

-  E. Mersch, Le corps mystique du Christ, Paris 1951 ;

 

 

Histoire de l’ecclésiologie

 

-  Y. Congar, L’Église de saint Augustin à l’époque moderne, Paris, 1970 ;

                      L’ecclésiologie du haut Moyen-âge, Paris, 1968 ;

-  E. Menard, L’ecclésiologie hier et aujourd’hui, Paris, 1966 ;

 

         Ouvrages d’ecclésiologie

 

-  L. Bouyer, L’Église de Dieu, Paris, 1970 ;

-  C. Journet, L’Église du Verbe incarné, 3 tomes, 1943, 1951, 1969 ;

                      Théologie de l’Église, Paris, 1987 ; abrégé des précédents ;

-  de La Soujeole, Benoît-Dominique, Introduction au mystère de l’Église, Parole et Silence, 2006 ;

   -  J.-H. Nicolas, Synthèse dogmatique, 1985 ; pour l’Église p. 531-790 ;

   -  J.-G. Pagé, Qui est l’Église ?, 3 tomes, 1979, 1983, 1986 ;

 

 

         Thomas d’Aquin

 

-  Y. Congar, Esquisses du mystère de l’Église, Paris, 1953 , p. 59-91 ;

-  F. Daguet, Théologie du dessein divin chez Thomas d’Aquin, Paris, 2003 (à paraître en septembre)

-  J. Hamer, l’Église est une communion, Paris, 1961, p. 71-96 ;

 

         Vatican II

 

   -  G. Barauna, L’Église de Vatican II, 3 tomes, Paris, 1966 ;

   - Jean-Paul II, Le mystère de l’Église, Montréal, 1999 ; catéchèses de Jean-Paul II sur Lumen Gentium réunies en un volume ;

   -  G. Philips, L’Église en son mystère au 2° concile du Vatican, 2 tomes, Paris, 1967 ;

 

            Questions théologiques particulières

 

    -  B.-D. de La Soujeole, Le sacrement de la communion, Paris, 1998 ;

    -  M.-J. Le Guillou, Le Christ et l’Église, théologie du mystère, Paris, 1963 ;

    -  J. Maritain, De l’Église du Christ, la personne de l’Eglise et son personnel, Paris 1970 ;

    -  E. Schillebeeckx, Le Christ, sacrement de la rencontre avec Dieu, Paris, 1960 ;

     

            Spiritualité de l’Église

  

    -  R. Cantalamessa, Aimer l’Église, Ed. des Béatitudes, 2005 ;

    -  H. de Lubac, Méditation sur l’Église, Paris, 1953 ;

    -  C. Schönborn, Aimer l’Église, Paris, 1998.

 

 

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Théologie Sacramentaire : Baptême, Eucharistie et Réconciliation.

(20 heures)

 

 

Professeur : P. Michel Mallèvre, o.p.

Couvent Saint-Jacques, 20, Rue des Tanneries, 75013 Paris

Accueil : tél. : 01 44 08 07 00 ; fax : 01 43 37 13 13

e-mail : michel.mallevre@gmail.com

 

 

Dominicain depuis 1980. Après avoir été Père Maître des frères étudiants à Strasbourg, il a travaillé au Congo-Brazzaville et en Centrafrique, où il fut notamment directeur des études au Séminaire de Bangui. Après avoir été Directeur du Service National pour l’Unité des chrétiens auprès de la Conférence des évêques de France, il est depuis 2010 directeur du Centre d'études œcuméniques et de la revue Istina, à Paris. Il enseigne notamment au séminaire d’Issy les Moulineaux et à l'Institut catholique de Paris.

 

 

Présentation :

 

Ce cours présentera les éléments essentiels de la doctrine catholique des trois sacrements étudiés.

Il soulignera aussi les différences d’approche théologique et de pratique des Eglises, et les problèmes oecuméniques qu’ils posent.

 

Plan général

 

Introduction

 

. Les sacrements : bref parcours historique de la pratique et de la théologie

. Les sacrements : une définition ?

. Les grandes traditions chrétiennes

 

I – Le Baptême

 

A – L’origine du baptême chrétien

B – Le baptême, sacrement de la foi

C – Les effets du baptême

 

II – L’Eucharistie

 

A – Aux origines de l’eucharistie

B – La célébration de l’eucharistie

C – La signification de l’eucharistie

 

III - Les sacrements de la réconciliation

 

A - Le  fondement du sacrement

B – La célébration du sacrement

C – Les effets du sacrement

 

Bibliographie indicative

 

Mis à part les documents du Magistère, on pourra se référer à :

 

§  CHAUVET L.M. « Sacrements », in Catholicisme XIII (1992), col 326-361.

§  MARTIMORT  A.G. L’Eglise en prière. Introduction à la liturgie. Paris : Desclée, 1983-1984. 4 volumes.

§  GANOCZY A. La doctrine catholique des sacrements. Paris : Desclée, 1988.

·         HAMANN A. L’initiation chrétienne. Paris, DDB (Ichtus-Pères dans la foi),1980

·         FOI et CONSTITUTION, Baptême, Eucharistie, Ministère. Paris, Le Centurion et Taizé, 1982

 

·         CAMELOT P-Th. Spiritualité du baptême. Paris, Cerf (Liturgies), 1994

·         HAMANN A Le baptême d’après les Pères de l’Église. Paris, Migne, 1995

·         LEGASSE S. Naissance du baptême. Paris, Cerf (Lectio divina), 1993

·         SCOUARNEC M. Le baptême. Paris, L’Atelier (Tout simplement), 2001

 

 

·         Groupe AGAPE L’Eucharistie, de Jésus aux chrétiens d’aujourd’hui. Droguet et Ardant, 1981.

·         CABIE R. La messe. Paris, Éd. Ouvrières, (Tout simplement), 1993,

·         HAMMAN A. (prés.) L’Eucharistie dans l’antiquité chrétienne. Paris, DDB (« Ichtus »-Les Pères dans la foi), nouvelle édition , 1981.

·         LEON-DUFOUR X. Le pain de la vie. Paris, Seuil (« Parole de Dieu »), 2005.

 

 

·         De CLERCK P. et CHAUVET L. M. Le sacrement du pardon. Entre hier et demain, sous la direction de L. M. Chauvet et P., Paris, Desclée, 1993.

·         CARRA de VAUX B., Revenir à Dieu. Pénitence, conversion, confession, Paris, Cerf, 1967.

·         REY B. Pastorale et célébrations de la réconciliation, Paris, Cerf.

·         ROUILLARD Ph. Histoire de la pénitence des origines à nos jours  Paris, Cerf, 1996.

 

 

Anthropologie philosophique : réflexion biblique et philosophique sur l’homme.

 (19 heures)

 

Professeur : Mme Anne-Marie PELLETIER

51, rue de la Procession - 92500 Rueil-Malmaison

tél.: 01 47 51 47 39 ; fax : 01 47 52 00 39   e-mail : anne-marie.pelletier@wanadoo.fr

 

 

Anne-Marie PELLETIER, universitaire, agrégée de Lettres, Docteur d’Etat en Sciences des religions, après la soutenance d’une thèse consacrée aux problèmes de l’herméneutique biblique et publiée sous le titre Lectures du Cantique des cantiques, De l’énigme du sens aux figures du lecteur (Analecta Biblica, Institut Biblique Pontifical, Rome, 1898). Après avoir enseigné la Linguistique générale puis la Littérature comparée (Université de Paris-X, Université de Marne-la-Vallée), se consacre actuellement à des enseignements portant sur l’exégèse et l’herméneutique bibliques donnés au Collège des Bernardins, à Paris (Studium du Séminaire, cours publics) ainsi qu’à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (IESR). A également enseigné la théologie du mariage (Institut Catholique de Paris, Ecole Cathédrale). Donne régulièrement des sessions dans des monastères (Bible et questions herméneutiques).

 

Publications récentes : D’âge en âge les Ecritures, Introduction à l’herméneutique biblique aux éditions Lessius, 2004 ; Le signe de la femme, Ed. du Cerf, 2006 ; Le livre d’Isaïe ou l’histoire au prisme de la prophétie, Ed. du Cerf, 2008. Plus anciennement, un ouvrage d’introduction à la Bible dans la perspective contemporaine d’une approche culturelle : Lectures bibliques, Aux sources de la culture européenne, Paris Cerf, 1995, 2002, ainsi qu’un ouvrage intitulé Le Christianisme et les femmes, Cerf, 2001.

 

Présentation :

 

1. Qu’est-ce que vivre d’une manière authentiquement humaine ? Comment être soi, face à l’autre ? face à Dieu ? Qu’est-ce qu’aimer ? En quoi consiste le bonheur ? Comment se tenir dans le temps qui nous porte et ne cesse de nous échapper ? Qu’est ce qu’être libre ? Que faire de la souffrance ?

Ces questions, et bien d’autres, sont coextensives à l’acte de vivre. Elles travaillent donc la conscience humaine, sont prises en charge, sous des modes divers, par les cultures de l’humanité. Le monde du Proche-Orient ancien, contemporain de la Bible, en faisait la matière de ce qu’il appelait la « sagesse ». Le monde grec les fit résonner dans l’espace de la philosophie qu’il inaugura. Aujourd’hui, ces interrogations s’imposent toujours à nous, colorées cependant par les évolutions qui travaillent nos sociétés, éclairées aussi par les savoirs nouveaux issus des « sciences de l’homme », qui signalent à notre attention l’importance du langage, celle du corps ou encore du désir, et nous invitent à approfondir notre compréhension de l’altérité. 

 

2. Ces questions, qui sont celles de tout homme, sont par conséquent aussi celles d’un chrétien, qu’elles rejoignent du reste avec une urgence particulière. Dès son départ, en effet, la tradition biblique noue ensemble connaissance de Dieu et connaissance de l’homme. Elle déclare que l’humanité de l’homme fait allusion à l’être même de Dieu. De même elle montre Dieu se révélant à l’homme en passant par les déterminations de notre humanité. A l’heure de l’Incarnation, elle proclame que « Dieu s’est fait homme », pour que l’homme accède enfin à la vérité de son humanité. Ainsi donc, on ne peut mesurer pleinement ce qui se joue dans l’œuvre de Dieu, quand il parle, fait alliance, garde la vie, reste fidèle aux infidèles, guérit les corps et les cœurs, nous partage la résurrection du Christ, qu’en prenant au sérieux toutes les réalités humaines qui sont comme sa matière première. Le concile Vatican II, dans un passé récent, a invité vigoureusement à reprendre la mesure de ces réalités, sachant que « pour connaître Dieu, il faut aussi connaître l’homme », comme le rappelait Paul VI dans son discours de clôture du Concile.

 

3. L’urgence d’entrer dans le labeur de la réflexion anthropologique est encore redoublée pour le chrétien, homme ou femme, qui s’engage dans la vie monastique, s’il est vrai que celle-ci consiste à faire l’apprentissage d’une relation filiale – être fils dans le Fils – qui atteigne et modèle au fil du temps les diverses dimensions de l’être, dans le concret de l’existence. Il s’agit bien d’apprendre à habiter le temps et l’espace, à connaître l’autre dans le réalisme du quotidien, à orienter son désir et sa volonté, selon les pensées de Dieu. Ces pensées qui, tout en accomplissant la vérité de notre humanité, commencent généralement par interroger nos représentations spontanées, faisant apparaître éventuellement l’étroitesse de nos projets, parfois leur part d’illusion. 

 

4. Enfin, cette réflexion est plus encore requise quand la vocation monastique se vit, comme aujourd’hui, dans un monde dont les repères anthropologiques, précisément, sont souvent incertains, brouillés, sur certains points même en opposition frontale avec quelques-unes des grandes valeurs de la vie monastique. Ainsi, dans un monde de l’instantané, comment vivre l’expérience de la durée ? Dans un monde de l’exacerbation des désirs, comment reconnaître une plénitude qui accomplit le désir en passant par le renoncement ? Dans un monde qui valorise les droits de l’individu, comment concevoir une obéissance qui soit exercice de la liberté ?

 

Ce sont de telles questions que ce cours doit aider à prendre en charge, en faisant dialoguer la tradition biblique et les savoirs que nous livrent aujourd’hui les sciences humaines, en mettant à contribution la réflexion contemporaine aussi bien que le capital d’expérience des générations qui nous précèdent.

 

 

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Théologie patristique : la tradition vivante chez les Pères, lecteurs de l’Ecriture

(18 heures)

 

 

Professeur : Mlle Mariette Canévet

19 A, Avenue de la paix  - 67000 Strasbourg

Tél.: 03 88 25 07 17

 

 

Mariette CANEVET, originaire de Bretagne non loin de Landevennec, a passé son enfance en Algérie puis a poursuivi ses études à Brest et à Paris notamment à l’Ecole Normale Supérieure. A enseigné de 1966 à 1982 à la Faculté des Lettres de Brest puis de 1983 à 2005 à la Faculté de Théologie catholique de l’Université Marc Bloch de Strasbourg comme professeur d’Anciennes Littératures chrétiennes. De 1982 à 1998, a enseigné conjointement la théologie patristique à l’Université grégorienne à Rome. A donné de nombreuses contributions, surtout dans le domaine de l’édition et de la présentation de textes patristiques, notamment sur Grégoire de Nysse et en collaboration avec le Cardinal Jean Daniélou. Participe depuis 1993 aux traductions des Sermons paroissiaux de Newman aux éditions du Cerf dont 5 volumes sur 8 ont déjà été édités. Prépare actuellement un ouvrage sur le développement de la pratique du discernement dans l’Église.

 

A publié entre autres : art ‘Grégoire de Nysse’, dans le Dictionnaire de Spiritualité, DS, 6 (1967) col. 971-1011 ; art. ‘Pseudo Macaire ; Macaire-Syméon’ (en collaboration avec V. Desprez) dans DS, 10 (1980) col. 20-43 ; Grégoire de Nysse et l’herméneutique biblique. Etude des rapports entre le langage et la connaissance de Dieu, Coll. Etudes Augustiniennes, Paris, 1983, 415 p. ; Le schéma de conversion dans le prologue du De Trinitate d’Hilaire de Poitiers et le Livre VII des Confessions d’Augustin : Problème d’un temps, dans Augustinianum, 27 (1987) p. 165-174 ; L’humanité de l’embryon selon Grégoire de Nysse, dans la Nouvelle Revue Théologique, NRT, 114 (1992) p. 678-695 ;  La Bible et les Pères ; jeunesse et impatience, dans NRT, 116 (1994) p. 48-60 ; Soumission au Christ et soumission du Christ. Le traité de Grégoire de Nysse sur 1 Cor 15, 27-28, dans Anthropos Laïkos. Mélanges A. Faivre, Fribourg, 2000, p. 47-55 ; Philon d’Alexandrie, maître de vie spirituelle, (coll. Initiations), Cerf, 2000 ; La fêlure dans la coupe. Le processus de discernement dans La Coupe d’Or de Henry James, Coll. Flèche de feu, 02), Bégrolles-en-Mauges, Abbaye de Bellefontaine, 2001, 190 p.

 

 

Présentation :

 

 

Le rapport des Pères à l’Ecriture semble, au premier abord, assez différent du notre. Ce n’est pas un rapport à un texte mais à une parole, et à la Parole. Ils héritent du Judaïsme, ou de la culture païenne, une certaine technique d’interprétation ; mais c’est le rapport au Christ qui justifie en dernier ressort leur lecture. Or, celle-ci s’élabore peu à peu en tradition, depuis les Apôtres et en justifiant ses choix devant les diverses contestations (gnose, Arianisme, etc.).

 

Le cours se répartit en deux sessions selon le plan suivant :

 

1 – Exégèse et théologie chez les Pères des quatre premiers siècles.

 

En suivant un déroulement plus ou moins historique, on examinera d’abord comment Justin (Dialogue avec Tryphon) justifie le sentiment qu’il a, en tant que chrétien, d’avoir des Ecritures qui lui sont propres alors qu’il ne dispose que de l’Ancien Testament. Plus longuement, ensuite, divers textes d’Origène (Prologue du Commentaire de l’Evangile de Jean, Homélie XII sur les Nombres, Traité des Principes) nous montreront ce que l’auteur entend par « évangile » et quels rapports théologiques complexes unissent les deux Testaments. Au IVème siècle, enfin, la gravité de la crise arienne oblige Athanase, Grégoire de Nysse et d’autres, à prendre conscience de la nécessité de faire appel à la théologie (nous dirions dogmatique) pour décider du sens de l’Ecriture.

 

2 – Grégoire de Nysse : anthropologie et mystique.

 

Le respect de la tradition n’empêche pas chaque auteur de laisser transparaître la manière personnelle dont Dieu se laisse saisir par lui. On verra dans quelques textes dogmatiques (Traité de la Création de l’Homme, Discours catéchétique) et deux traités spirituels (Commentaire sur le Cantique des Cantiques, Vie de Moïse), comment la tradition ne dispense pas la foi de se soumettre aux questions que lui pose l’intelligence humaine à travers la culture, ni d’exprimer dans l’Eglise et grâce à ses sacrements une expérience personnelle de Dieu.

 

 

Bibliographie :

 

Patrologie :

 

J. Quasten, Initiation aux Pères de l’Eglise, Paris, Cerf, 1955 (nombreuses rééditions).

 

Textes :

 

Justin : Dialogue avec Tryphon, dans La philosophie passe au Christ (A. Hamman), Paris, 1958.

Origène, Commentaire sur l’Evangile de Jean, éd. et tr. C. Blanc, SC 120, Cerf, Paris, 1966.

Grégoire de Nysse, La colombe et la Ténèbre, Paris, 1992 ou Le Cantique des Cantiques, éd. Migne, 1992.

Grégoire de Nysse, La vie de Moïse, éd. et tr. J. Daniélou, SC 1bis, Cerf, Paris, 1955.

 

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Théologie morale fondamentale : l’agir humain selon le Christ

(18 heures)

 

Professeur : Sœur Véronique Margron, op.

UCO, 1 place A. Leroy. BP 10808. 49008 Angers cedex 01
06 14 58 03 22 ; mail :
veronique.margron@wanadoo.fr

 

 

- Dominicaine de la Présentation, maîtresse des novices pendant six années et responsable de l’aumônerie d’étudiants, à Tours, durant sept ans. Formation initiale en psychologie, et exercice auprès de jeunes en grandes difficultés et de jeunes délinquants (Ministère de la Justice).

- Maîtrise - licentia docendi - avec spécialité en théologie morale (Institut Catholique de Paris - Xavier Thévenot) ; Doctorat canonique en théologie, mention théologie morale (Université Catholique de l’Ouest et Institut Catholique de Lille).

- Enseignant-chercheur – professeur -  à la Faculté de théologie de l’Université Catholique de l’Ouest (Angers) ; Doyen honoraire de cette Faculté.

- Vice-présidente de L’ATEM. Intervenante dans de nombreux monastères, auprès de mouvements, d’associations, dans des commissions épiscopales. Accompagnement « psycho-spirituel ». Champs de recherche et de réflexion : morale fondamentale, éthique sexuelle, bioéthique, théologie de la vie religieuse.

-  Promue à l’ordre de la Légion d’Honneur, grade de chevalier en 2009

 

- Parmi les publications : L’échec traversé, avec Fred Poché, DDB, 2003 Le Rosaire de Lumière, 2003, Cerf, La Douceur inespérée, Bayard, 2004, Voir le bonheur, DDB, 2006, Libre traversée de l’évangile, Bayard, 2007, Vivre par tous les temps, CLD, 2008, Fragiles existences, Bayard 2010, Prix des écrivains croyants, Homme et femme quelle différence ? co-écrit avec Eric Fassin, Salvator, 2011

 

 

Présentation :

 

1. Dans un premier temps nous dresserons un état des lieux de la situation contemporaine dans laquelle vient se situer la réflexion éthique en théologie :

-  prise en compte de la pluralité des options éthiques et philosophiques dans notre société

-  distinction et lien indépassable entre ‘éthique’et ‘morale’

-  interprétation de la question de l’incertitude à laquelle la réflexion éthique est désormais confrontée de façon essentielle. En particulier dans les questions d’éthique biomédicale mais plus largement. Proposition de regard chrétien sur cette situation.

-  les trois pôles pour une éthique en situation : le singulier, le particulier, l’universel

 

2. Dans un deuxième temps nous nous proposerons de donner quelques points d’ancrage fondamentaux pour le travail de la théologie morale :

-  place du mystère pascal

-  sens de la loi

-  formation de la conscience et éthique et des vertus

-  mise en perspective entre l’éthique et la « praxis chrétienne » : place de l’Écriture, de la tradition, du Magistère, du sensus fidei, de la loi naturelle…

 

3. Dans un troisième temps nous interrogerons les champs spécifiques de la réflexion en éthique aujourd’hui, particulièrement l’éthique sexuelle et la bioéthique, en gardant à l’esprit cette question essentielle de la participation d’une réflexion théologique à ces enjeux.

Nous n’oublierons pas, durant ce parcours, de nous demander comment la tradition religieuse et monastique peut être en familiarité avec le propos de l’éthique théologique comme art de vivre à la suite du Christ.

 

 

 

 

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